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RDC : Ilunga Ilunkamba refuse de démissionner et brandit le soutien de la majorité parlementaire FCC

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Avec une farde portée en bandoulière, le premier ministre Sylvestre ILUNGA ILUNKAMBA est arrivé seul en fin d’après-midi lundi 7 décembre à la cité de l’Union Africaine.

Recu par le Président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le premier ministre du gouvernement de coalition a eu une entrevue d’une heure avec le garant de la Nation.

A l’issue de cet échange en l’absence de leurs collaborateurs, renseigne la presse présidentielle, le premier ministre Sylvestre ILUNGA ILUNKAMBA s’est refusé à tout commentaire devant la presse présidentielle.

À en croire des sources concordantes, cette rencontre d’après Tshisekedi, avait pour objectif de demander la démission du premier Chef du gouvernement post alternance suite à son souhait de nommer incessamment un informateur en vue d’identifier une nouvelle majorité parlementaire. De son côté, a-t-on appris, Sylvestre Ilunga Ilunkamba s’oppose à la démarche de Félix Antoine Tshisekedi, considérant qu’il a encore la confiance d’une majorité parlementaire confortable au sein de la chambre basse du parlement et qu’il n’y avait aucune crise entre son institution et l’Assemblée nationale.

D’après des proches collaborateurs du Chef de l’État cités par Jeune Afrique, Félix Antoine Tshisekedi s’attendait à cette résistance de Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Ils estiment que la nomination imminente de l’informateur viendra régler sa situation. Du côté FCC, l’on estime que la constitution de la République ne reconnaît pas au Président de la République la compétence de demettre le gouvernement en fonction. Pour le FCC, la désignation d’un informateur là où existe un Gouvernement de plein exercice, soutenu par une majorité parlementaire confortable est une violation flagrante et intentionnelle de la constitution.

Du côté de la première institution, a-t-on appris, la nomination de l’informateur est imminente. Sauf changement, elle pourrait intervenir cette semaine.

D’après Jeune Afrique, quatre noms sont mis en exergue à savoir Moïse Katumbi Chapwe, Jean-Pierre Bemba Gombo, Modeste Bahati Lulwebo et enfin Samy Badibanga Ntita, Premier Vice-président de la chambre haute du parlement.

D’après certaines indiscrétions, le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba pourrait tenir un échange avec les chevaliers de la plume et du micro en rapport avec les questions politiques de l’heure en République démocratique du Congo.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées

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L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.

S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.

« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces

Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.

L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.

Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.

Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.

Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.

Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.

« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »

À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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