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RDC- Grand Kasaï: MSF ouvre des nouvelles activités pour réadapter l’assistance aux populations
L’organisation médico-humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a rouvert son unité chirurgicale de traumatologie dans l’Hôpital Provincial de Référence de Kananga (HPRK). MSF y menait déjà des activités de prise en charge médicale et psychologique pour les victimes de violences sexuelles depuis mai 2017. Par ailleurs, un nouveau projet a été lancé dans la zone de santé de Tshikula, centré sur la santé maternelle et infantile et sur la réponse aux urgences. Ceci, dans le but de continuer à fournir de l’assistance aux populations dans le besoin, et à soutenir le système de santé local, lourdement affecté par les conséquences des violences dans la région du Grand Kasaï, en République Démocratique du Congo (RDC).
Ces deux récentes ouvertures d’activités ont été faites en parallèle au désengagement du volet nutritionnel du projet dans la zone de santé de Tshibala, avec le but de s’adapter aux besoins humanitaires changeant dans un contexte encore caractérisé par des poches de violence et par de mouvements des populations qui continuent ponctuellement. Ceci a un impact direct sur l’accès aux soins, qui reste un défi, et sur la riposte du point de vue sanitaire, qui est quant à elle inadéquate et pas en mesure de répondre aux urgences et aux nécessités des plus vulnérables.

« Le but de tous ces projets n’était pas seulement de traiter des patients dans nos structures ou des structures que nous appuyons, mais aussi d’atteindre –grâce aux cliniques mobiles et à des visites régulières sur le terrain- les populations vivant dans les villages et les endroits les plus reculés, où l’impact des violences a souvent été plus fort. » dit le docteur Hilde Vochten, coordinatrice médicale pour MSF en RDC.
Depuis que MSF a commencé à intervenir pour répondre à la crise dans la région du Grand Kasaï en mai 2017, l’organisation a mis en place des projets médicaux dans un total de cinq localités dans les provinces du Kasaï et du Kasaï Central, principalement dans les chefs –lieux de province de Tshikapa et Kananga, et à Tshibala, Kakenge et Tshikula. En même temps, l’organisation s’est désengagée d’autres activités et programmes, suite à une réévaluation des besoins principaux du point de vue médico-sanitaire, souvent changeants dans un contexte qui reste volatile, ou après avoir effectué une passation avec le Ministère de la Santé ou d’autres acteurs sur le terrain.
« Pendant le dernier an et demi, nos équipes ont fourni de l’aide médicale et de l’assistance aux victimes de violence sexuelle, aux enfants malnutris et aux victimes gravement blessées nécessitant une intervention chirurgicale. Nous allons continuer à apporter notre support au système de santé local et à en renforcer les capacités.» continue le Dr. Vochten.
La région du Grand Kasaï a connu depuis aout 2016 des violences à grande échelle, qui ont causé la mort de plus de 5 000 personnes et entrainé environ 1,4 millions de déplacées au pic de la crise.
CONGOPROFOND.NET
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RDC : Dénonciation de malversations présumées à l’ARSP transmise aux plus hautes autorités
Le Collectif des agents et cadres de l’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le Secteur Privé (ARSP), représenté par le Cabinet MK & Associés, a officiellement saisi plusieurs hautes autorités de la République démocratique du Congo le 25 mai 2025.
Dans cette correspondance adressée notamment au Président de la République, à la Primature, à l’Assemblée nationale, au ministère de la Justice, au conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité et coordonnateur du Conseil national de sécurité, au procureur général près la Cour de cassation, au procureur général près la Cour des comptes, à l’Inspection générale des finances (IGF) ainsi qu’à la CENAREF, le collectif dénonce des faits présumés de mégestion et de détournement de deniers publics au sein de l’ARSP.

Selon les éléments contenus dans le dossier transmis aux autorités, plusieurs griefs sont reprochés à la Direction générale de l’établissement, parmi lesquels:
– Non-paiement des loyers et frais de fonctionnement des directions provinciales depuis août 2025
– Non-versement à la CNSS des cotisations sociales prélevées sur les salaires des agents
– Non-reversement à la DGI des impôts prélevés sur les rémunérations, pour un montant estimé à plus de 7 millions USD
– Encaissement anticipé de redevances auprès d’entreprises minières
– Ouverture de comptes bancaires parallèles, notamment à la SOFIBANQUE
– Suppression et paiement sélectif des primes statutaires des agents
– Attribution irrégulière de marchés à des entreprises liées à la direction
– Retraits d’espèces sur les comptes ARSP estimés à 100.400.000 USD entre 2023 et juin 2025, selon un tableau annexé

Face à la gravité des faits allégés, le collectif demande l’ouverture d’une mission d’audit indépendante par l’Inspection Générale des Finances et les structures de contrôle compétentes, afin d’établir la situation réelle de l’ARSP et de dégager les responsabilités.
Les documents rendus publics incluent le courrier de dénonciation, ses annexes, et des pièces comptables versées au dossier.
Dorcas Mwavita
