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Société

RDC : Grâce aux travaux réalisés sur plusieurs axes stratégiques du pays, le réseau routier passe de 3.000 à près de 8.000 KM depuis 2019 (Gouvernement)

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Le réseau routier de la République démocratique du Congo est passé d’environ 3.000 kilomètres de routes en 2019 à près de 8.000 kilomètres aujourd’hui grâce aux travaux réalisés sur plusieurs axes stratégiques du pays, a annoncé le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, mardi 9 juin à Kinshasa, lors du briefing de presse coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Cette rencontre avait pour thème : « État des lieux, avancées enregistrées et perspectives dans le secteur des infrastructures en RDC ».

« De 3.000 kilomètres de routes hérités en 2019, la RDC est aujourd’hui à environ 8.000 kilomètres de routes. Nous avons, dans le domaine routier, la Route nationale n°1 qui va relier le corridor de Banana au corridor central sur une distance de 3.300 kilomètres », a déclaré John Banza, soulignant l’importance de cet axe pour l’intégration économique du pays.

Le ministre a également mis en avant les progrès enregistrés sur la Route nationale n°2. « Nous avons également la Route nationale n°2 qui part de Mbuji-Mayi pour s’arrêter à Bukavu, soit 1.080 kilomètres. Ce sont des travaux qui sont en cours. Entre les provinces de la Lomami et du Maniema, nous construisons le deuxième plus long pont du pays après le pont Maréchal. Cet ouvrage mesure 714 mètres linéaires contre 748 mètres pour le pont Maréchal », a-t-il expliqué.

Abordant la question de la voirie urbaine, John Banza a rappelé la répartition des compétences prévue par la Constitution. « Pour la voirie, nous sommes un gouvernement central. La Constitution dispose en son article 204, alinéa 4, que la voirie relève de la compétence exclusive des provinces. Nous, en tant qu’État central, ne pouvons qu’accompagner les provinces dans la construction de ces ouvrages publics », a-t-il précisé.

Réagissant aux critiques de l’opposition sur le bilan du secteur, le ministre des Infrastructures et Travaux publics a défendu les réalisations du gouvernement. Selon lui, les investissements engagés dans les routes, les ponts et les infrastructures de transport traduisent une volonté de renforcer la connectivité nationale et de soutenir le développement économique du pays.

Exaucé Kaya

Société

5000 nouveaux déplacés internes sans assistance humanitaire à Isiro : l’ONG Amani Kwetu Fondation et Caritas Développement Isiro-Niangara tirent la sonnette d’alarme

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Dans un communiqué conjoint publié ce mardi 9 juin 2026, l’ONG Amani Kwetu Fondation et Caritas Développement Isiro-Niangara alertent sur une situation humanitaire préoccupante dans la ville d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uélé. Les deux organisations signalent l’arrivée massive de nouveaux déplacés internes ayant fui les violences attribuées aux rebelles ADF-NALU dans la localité de Mungbere, située à environ 115 kilomètres d’Isiro.

Selon ce document, plus de 5 039 personnes se sont installées entre le 6 et le 8 juin sur le site spontané de Saboma, dans le quartier Ngosamu. Les témoignages recueillis sur place font état de plusieurs habitations incendiées lors de l’attaque, obligeant de nombreuses familles à abandonner leurs biens et à chercher refuge dans des conditions précaires.

Les organisations humanitaires indiquent que parmi les déplacés figurent un grand nombre d’enfants, de femmes enceintes, de personnes âgées ainsi que des malades et des blessés. Sur le site d’accueil, les besoins sont immenses en raison du manque d’abris, de nourriture, d’eau potable et de soins de santé, tandis que les risques sanitaires s’accroissent de jour en jour.

Malgré une première assistance d’urgence apportée par Caritas Développement Isiro-Niangara, les moyens disponibles demeurent insuffisants face à l’ampleur de la crise. Amani Kwetu Fondation et Caritas craignent que la situation du Haut-Uélé ne reste en marge de l’attention nationale et internationale alors que les besoins humanitaires continuent de croître.

Les deux organisations appellent les autorités nationales, les agences des Nations Unies, les partenaires humanitaires, les bailleurs de fonds ainsi que les médias à se mobiliser rapidement. Les besoins prioritaires concernent notamment : l’assistance alimentaire d’urgence, les soins de santé primaire et les médicaments essentiels, les abris d’urgence, l’eau potable et l’assainissement, les kits d’hygiène, la protection des femmes et des enfants ainsi que les articles ménagers essentiels.

« Derrière chaque statistique se cache une famille qui a tout perdu. Aujourd’hui, des milliers de personnes déplacées vivent dans des conditions extrêmement précaires à Isiro. Nous appelons la communauté humanitaire à agir sans délai afin d’éviter une aggravation de cette crise », déclarent conjointement Amani Kwetu Fondation et Caritas Développement Isiro-Niangara.

Les deux structures demandent également le déploiement urgent d’une mission humanitaire interagences pour évaluer les besoins multisectoriels et coordonner une réponse adaptée à la détresse des populations déplacées.

Exaucé Kaya

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