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RDC/Goma : Les enseignants dans la rue pour faire entendre leur voix
Les professionnels de la craie de la ville de Goma ont marché ce lundi 14 octobre. Ceux-ci réclament de l’Etat la paie des NU et non NP mais aussi la suppression des zones salariales créées, selon eux, par le nouveau de l’EPS-T(Enseignement Primaire Secondaire et Technique).

Cette magnification sous encadrement de la PNC a eu comme point de départ l’Institut Mont de Goma et s’est terminée au gouvernorat de province avec le dépôt du mémorandum entre les mains du directeur de cabinet.
Ces chevaliers de la craie qui étaient des centaines, mains levées avec des styles rouges et un tableau sur lequel était écrit : « Soutenons la gratuité de l’enseignement telle que prônée par le Chef de l’État ; que l’État paie les NU et les NP; non à la prime des parents, respect aux accords de Bibwa; non aux zones salariales ».

Ce sont les mêmes revendications qui sont contenues dans ce document qu’ils ont lu devant le représentant de l’autorité provinciale.
» Nous vous informons qu’il s’observe une confusion dans l’interprétation des textes sur la gratuité de l’enseignement de base et sur la prise en charge des enseignants. Nous sollicitons votre implication… », disaient-ils dans leur mémo.
Ce dernier a promis que leurs revendications seront prises à étudier selon une approche objective et globale parce que, d’après Kahindo Maregane, 500 enseignants en grève, c’est 5000 enfants qui sont sacrifiés à la maison.
Cette marche a connu une fin aisée sous un bon encadrement des éléments de la police.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Une vision portée par l’ASMECO
À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.
Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
