Connect with us

Actualité

RDC: FMJC plaide pour un premier ministre femme

Published

on

 

L’ONG Femmes des Médias pour la Justice au Congo (FMJC), une organisation de la Société civile congolaise qui défend les droits de l’Homme spécifiques des femmes en République Démocratique du Congo, a saisi le président de la République, Félix Tshisekedi, lui demandant de donner un signal fort en nommant une femme au poste le plus convoité de Premier Ministre.

Dans un mémorandum adressé au nouveau chef de l’Etat et dont la copie est parvenue à CONGOPROFOND.NET l’ONG FMJC prend acte de l’investiture à la magistrature suprême de Tshisekedi en qualité de président de la République et encourage le Chef de l’Etat à honorer scrupuleusement les propos tenus lors de son discours d’investiture.

Prenant ainsi le président de la république au mot, le texte de Fmjc rappelle certains passages du discours d’investiture où il prône la prise en compte de femmes aux postes de prise des décisions publiques, champ d’action de Fmjc : « L’implication des femmes dans l’ensemble des activités de notre Nation mérite une politique plus volontariste d’encadrement, d’encouragement et de meilleure visibilité » ; « Outre l’impact indéniable des femmes dans notre vie sociale et dans plusieurs pôles économiques, il est essentiel de réaliser la promotion véritable de nos talents féminins à des postes de décisions dans notre pays ».

Taclant le Chef de l’Etat, FMJC dit suivre de près la matérialisation de ces promesses, et note déjà un début de leur non prise en compte lors des récentes nominations de membres de Cabinet de Felix Tshisekedi, qui sont tous Hommes. Fmjc invite ainsi le Président de la République à nommer Informateur « FEMME », et lui enjoint de concrétiser sa promesse de meilleure visibilité des talents féminins à des postes de décisions.

Dans le même document, la structure que dirige Kenneth ENIM AMPI dit attendre de Felix Tshisekedi la nomination d’au moins 30% de femmes et jeunes femmes titulaires aux postes ministériels et entreprises publiques.

Le mémorandum rassure le nouveau chef d’Etat sur l’engagement qu’il prendrait dans le sens de placer plus de femmes dans les hautes institutions du pays, en lui rappelant l’arsenal juridique au plan national, régional et international qui prône la promotion des femmes aux postes de prise des décisions, dans le cadre de la démocratie participative (Constitution de la RDC de 2006 ; Loi n° 15/013 du 1er août 2015 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité ; la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ; la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination ; la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité de Nation Unies ; la Convention relative aux droits politiques des femmes de 1952 ; le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatifs aux Droits des Femmes en Afrique ; le Protocole de la SADC sur le Genre et le développement).

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

Politique

DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement

Published

on

Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.

Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois

Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.

Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.

L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.

Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.

Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !

Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.

« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.

« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.

Émile Yimbu

Continue Reading