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RDC : Fiyou Ndondoboni élu président du 1er Conseil national de l’Ordre des Architectes

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Les élections du premier Conseil National de l’Ordre des Architectes (ONA) de la République démocratique du Congo ont eu lieu ce samedi 12 décembre 2020 dans l’enceinte du Lycée Monseigneur SHAUMBA à Kinshasa. À cette occasion, le ticket mené par Fiyou Ndondoboni, avec comme slogan “Ensemble pour une nouvelle dynamique et rendre l’ONA fort et Uni”, a raflé tous les postes en jeu pour diriger la corporation des Architectes pour les trois prochaines années.

D’après les résultats rendus publics par la Centrale électorale ad hoc à l’issue de ce long vote, la situation se présente comme suit :

PRÉSIDENT

– Fiyou Ndodoboni 216 voix ;

– Brunel Gibale Kananga 160 voix ;

PREMIER VICE-PRÉSIDENT

-NICO Nzila 214 voix;

-Losalajome 159 voix

DEUXIÈME VICE-PRÉSIDENT

– Francine Nsimbi 200 voix;

– Magema 175 voix

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

-Dechaux Ngandu 219 voix;
– Mibul 155 voix

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ADJOINT

– Achil Mathe 216 voix

– Muyongo 158 voix

TRÉSORERIE GÉNÉRALE

-Michelle Masimango 217 voix;

– NTumba 155 voix

TRÉSORERIE GÉNÉRALE ADJOINT

-Herve Lufuankenda 223 voix;

– Diafuka 147 voix.

À cet effet, Par ce vote en faveur du ticket mené par Fiyou Ndodoboni, les Architectes de la RDC ont adopté le projet axé sur trois piliers à savoir :

– ORGANISER, IDENTIFIER ET RASSEMBLER LES ARCHITECTES AFIN DE TRAVAILLER POUR L’UNITÉ DE L’ONA ;

– FAIRE DE L’ONA UN PARTENAIRE INCONTOURNABLE POUR LES QUESTIONS LIÉES AU DÉVELOPPEMENT ET INFRASTRUCTURES EN RDC ;

– UNIR LES EFFORTS POUR LE DÉVELOPPEMENT ET L’ÉPANOUISSEMENT DES ARCHITECTES.

Cependant, ce projet porté par Fiyou Ndodoboni a un planning chiffré qui va les permettre de voir comment faire des revenus pour y arriver.

« Le budget de l’ensemble de notre action est évalué en termes de revenus, à 4.975.000 USD et en termes de dépenses à 3.600.000 USD » avait rassuré Fiyou Ndondoboni devant les architectes lors de la présentation du programme au Restaurant CHIFFRE 19 à Kinshasa/Lingwala.

Il est possible que les architectes puissent se réunir et travailler ensemble pour l’intérêt communautaire, a-t-il encore estimé, expliquant que c’est pour cette raison que l’Etat a mis en place l’ONA afin de sécuriser sa population.

À lui de marteler : « La loi nous dit que nous sommes des conseillers du gouvernement en matière technique. Nous devons être consultés sur toutes les questions stratégiques qui concernent le développement des infrastructures et les architectes sont appelés à bien jouer ce rôle ».

Dans ce ticket, l’on a constaté que les femmes occupent des places de choix. Des architectes attendent de ce ticket la matérialisation de toutes les promesses pour redorer l’image des architectes mais aussi promouvoir l’unité entre eux pour la bonne marche de la corporation.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit

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Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.

L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.

De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.

Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.

Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.

La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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