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RDC : FIITEX et le Fonarev forment 13 survivants des conflits armés aux métiers du textile pour favoriser leur autonomie
13 survivants des conflits armés, venus du Kongo-Central, du Kasaï-Central, de l’Ituri et de la Tshopo, ont achevé, mercredi 28 octobre 2026 à Kinshasa, une formation de 10 mois en coupe-couture et en modélisme, organisée par la Foire internationale de l’industrie du textile (FIITEX), en partenariat avec le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV). La cérémonie de clôture officielle a permis de présenter les résultats de ce programme destiné à faciliter la réinsertion socio-économique des bénéficiaires.

Coordinatrice générale de la FIITEX, Louisyanne Pézo Mboda a expliqué que cette formation intensive avait pour objectif de doter les participants de compétences pratiques leur permettant de reconstruire leur vie après les conséquences des conflits armés. Durant les 10 mois d’apprentissage, les bénéficiaires ont été logés et encadrés dans le cadre d’un programme consacré aux métiers du textile. La cérémonie a également marqué la restitution institutionnelle des résultats de cette initiative devant les autorités nationales.
Concernant la sélection des bénéficiaires, la responsable de la FIITEX a précisé que le processus avait été assuré par le FONAREV, sur la base de ses données relatives aux victimes. Selon elle, les personnes retenues avaient déjà bénéficié d’un accompagnement préalable, notamment sur les plans psychologique et physique, et étaient prêtes à entamer une nouvelle étape de leur parcours. « Le FONAREV a donc sélectionné, parmi ces victimes, celles qui étaient intéressées par la couture afin qu’elles puissent suivre cette formation », a-t-elle indiqué.

Au-delà de l’apprentissage, la FIITEX affirme avoir également préparé les bénéficiaires à leur réinsertion économique et sociale. Louisyanne Pézo Mboda a souligné que les participants avaient reçu les équipements nécessaires pour mettre en pratique leurs nouvelles compétences. Cet accompagnement vise à leur permettre de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles, fragilisées par les conséquences de la guerre. « Elles ont été préparées à être en mesure de prendre soin d’elles-mêmes et de leurs familles », a-t-elle fait savoir.
Présentant la mission de la FIITEX, sa coordinatrice générale a indiqué que cette structure entend contribuer à la relance de l’industrie textile en République démocratique du Congo. Elle déplore la faible capacité de production locale, alors que le textile occupe une place importante dans les habitudes vestimentaires des Congolais. « Tout ce que nous portons nous vient d’ailleurs », a-t-elle regretté, estimant nécessaire de redonner au pays les moyens de produire localement les vêtements consommés par sa population.

Pour Louisyanne Pézo Mboda, la relance de ce secteur passe notamment par la mise en place d’une plateforme réunissant les acteurs nationaux et internationaux de la chaîne de valeur textile. Elle rappelle que la RDC a autrefois connu une production importante de coton et disposé de grandes entreprises textiles. À travers ses initiatives, la FIITEX ambitionne ainsi de contribuer à la renaissance de cette industrie, tout en faisant de la formation professionnelle un levier d’autonomisation et de réinsertion pour les personnes touchées par les conflits armés.
Delicia Tshiamala/CONGOPROFOND.NET