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RDC : FFJ interpelle le président de la République sur la santé du journaliste Iwewe, torturé par la Police

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Freedom for journalist (FFJ), organisation de défense de la liberté de la presse et du droit à l’information interpelle le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Felix Tshisekedi, sur l’état de santé fort préoccupant du journaliste Steeve Mwanyo Iwewe, condamné à 12 mois de prison à Mbandaka, capitale de la province de l’Equateur, à l’ouest du pays.

Selon Maître Bosembe, l’un des avocats du journaliste que le service d’aide légale de FFJ a pu joindre au téléphone mercredi dans la journée, le journaliste souffre des traumatismes à la suite des actes de brutalité dont il a été l’objet et autres coups et blessures enregistrés avant son transfert au parquet près le tribunal de paix de Mbandaka.

Iwewe, journaliste arrêté et mis en garde à vue

«Les coups et blessures sont l’objet des policiers qui lui avaient roué des coups et le journaliste, aujourd’hui malade, devra être soigné et les auteurs des voies des faits doivent être poursuivis et punis conformément à la loi», exige FFJ dans son communiqué.

Le journaliste a été condamné au terme d’une procédure de flagrance vendredi 1er mars 2019, par le tribunal de paix de Mbandaka à 12 mois de prison ferme pour « outrage » au gouverneur.

Iwewe officiait pour la Radio-Télévision Sarah (RTS), une chaîne locale. Il a été condamné à payer 200 mille francs congolais d’amende et une somme 200 dollars américains des dommages-intérêts.

Ses avocats ont interjeté appel le jour de sa condamnation.

Iwewe a été arrêté mercredi 27 février 2018 en plein reportage par la police qui lui reprochait d’avoir filmé une manifestation pacifique des agents de la section provinciale du ministère de l’Environnement qui réclamaient 5% de rétrocession, jamais versés depuis plusieurs mois.

Les policiers justifient les coups assénés au journaliste pour avoir déclaré au gouverneur de province, présent sur les lieux de la protestation, qu’il était journaliste en droit de couvrir le reportage et l’autorité politico-administrative n’avait pas qualité de lui en empêcher.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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L’audace du savoir – bâtir l’école de la renaissance journalistique : Professeure Espérance Bayedila nommée à la tête de l’UNISIC

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Dans une décision saluée tant par le monde académique que par les professionnels des médias, la Professeure Espérance Bayedila accède au rectorat de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), l’ex-IFASIC anciennement ISTI. Cette nomination n’est pas simplement un changement de fonctionnaire.

C’est l’avènement d’une architecte intellectuelle à la tête d’une institution pivot pour l’avenir démocratique et culturel de la République Démocratique du Congo. Le parcours du Professeur Bayedila est intrinsèquement lié à celui de l’institution qu’elle dirige désormais. N’ayant cessé de gravir les échelons avec rigueur et passion, elle incarne l’excellence et la constance.

Docteure en Sciences de l’Information et de la Communication, son expertise est internationalement reconnue, forgée par des recherches pointues et un engagement pédagogique sans faille. Passer du statut d’étudiante à celui de rectrice est le symbole puissant d’une méritocratie accomplie, inspirante pour toute une génération d’apprenants, particulièrement les jeunes femmes congolaises.

À l’heure où les défis informationnels sont colossaux ( lutte contre la désinformation, révolution numérique, nécessité d’un journalisme éthique et rigoureux ), la mission de l’UNISIC est plus cruciale que jamais. La Professeure Bayedila incarne la réponse à ces défis. Son projet n’est pas de gestion, mais de transformation. Elle porte une vision claire : faire de l’UNISIC le laboratoire national et régional des métiers de la communication de demain.

Sous son impulsion, l’université est appelée à devenir bien plus qu’un centre de délivrance de diplômes. Elle se positionne comme un “think tank” actif, un espace où se conçoivent les modèles de communication du futur, adaptés aux réalités africaines. On y formera des journalistes intègres, des communicateurs stratégiques innovants, des experts en gouvernance des données et en intelligence numérique.

Ceux qui sont capables de porter la voix du Congo sur la scène mondiale avec professionnalisme et créativité. La nomination d’une femme à ce poste stratégique est un signal fort. Le Professeur Bayedila représente ce leadership féminin, à la fois ferme, inclusif et visionnaire, dont l’Afrique a tant besoin. Son approche est celle du dialogue, de la collégialité et de l’ouverture. Elle entend fédérer les énergies, valoriser le corps professoral.

Elle entend renforcer les partenariats avec les médias nationaux et les géants du numérique, et tisser des liens solides avec le réseau académique international. Avec la Professeure Espérance Bayedila aux commandes, l’UNISIC ne se contente pas de tourner une page ; elle en écrit une nouvelle, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir. Son rectorat promet d’insuffler une dynamique inédite : la modernisation des curricula, le renforcement de la recherche-action au service de la société.

Et la promotion d’une éthique irréprochable dans l’usage de l’information. En cette ère de l’économie de la connaissance, une nation se bâtit aussi par la maîtrise de sa narration et de ses canaux de communication. En confiant les clés de son école de la communication à une intellectuelle de cette envergure, la RDC fait le pari stratégique de l’intelligence, de l’innovation et de l’intégrité.

Bienvenue, Madame la Rectrice Espérance Bayedila. Votre parcours est une fierté, votre vision est une promesse. Sous votre guidance, l’UNISIC est appelée à rayonner comme le phare indispensable qui éclairera la construction d’un espace médiatique congolais libre, responsable et puissant, au cœur d’une Afrique en mouvement. Bon mandat à vous !

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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