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RDC : FFJ appelle à la réouverture de RTVS1

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Freedom for journalist (FFJ), organisation de défense de la liberté de la presse et du droit à l’information appelle, sans attendre, au rétablissement du signal de RTVS1, une chaîne de télévision émettant à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) et appartenant à Adolphe Muzito, un membre de Lamuka (réveillez-vous, en langue locale), une plateforme de l’opposition au président Tshisekedi.

Selon les informations parvenues à FFJ, confirmées par un journaliste de ce media, il est reproché à cette chaîne, par des agents de services de renseignement, d’avoir offensé les autorités du pays au cours de l’émission « spécial Lamuka » qui recevait Mike Mikebayi, Mayengele et Kalele, tous membres de la plateforme qui fustigeaient le refus, par les autorités urbaines, d’autoriser une marche de l’opposition prévue dimanche 30 juin 2019 à Kinshasa, date consacrant le 59 ème anniversaire de l’indépendance du pays.

Le FFJ estime que cette fermeture jette le doute sur la volonté du nouveau régime à construire une société de contradiction, véritable ciment de la démocratie, et c’est ainsi qu’il appelle à la réouverture de ce média proche de l’opposition.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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