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RDC: Fayulu favorable à une table ronde avec Tshisekedi pour rétablir « la vérité des urnes »
Martin Fayulu Madidi, candidat de la coalition « Lamuka » à la dernière présidentielle en République démocratique du Congo continue de réclamer sa victoire. Laquelle, estime-t-il, lui a été volée par Félix Antoine Tshisekedi en complicité avec Joseph Kabila Kabange.
Au cours d’une interview accordée à Radio France Internationale ce jeudi 21 mars 2019, il a rappelé que « le monde entier sait que Félix Antoine Tshisekedi a eu moins de 17% ». » Si on a institué une nouvelle règle en démocratie qui perd et gagne, il faut qu’on nous le dise, mais je ne peux pas avec le peuple congolais accepter cette règle », insiste-t-il.
« La démocratie a ses principes, et ces principes doivent être les mêmes partout à moins que l’on dise comme le président Chirac l’avait dit à l’époque la démocratie est un luxe pour l’Afrique , nous ne sommes pas des sous-hommes, nous sommes les hommes de valeurs, nous voulons que la voix du Congo compte », a souligné le président de la Dynamique de l’opposition.
A la question: vous rendiquez votre victoire en citant les évêques de la CENCO, mais ces évêques se disent prêts à composer avec l’actuel chef de l’État, car ses premiers pas vont dans la bonne direction, disent-ils.
Pour Martin Fayulu Madidi: » ce sont juste des déclarations de Tshisekedi, mais il faut du concret. Aujourd’hui les choses ne vont pas dans la bonne direction parce que Félix Antoine Tshisekedi est toujours otage de Joseph Kabila, regardez ce qu’il vient de faire dans la nomination du patron de l’Agence nationale des renseignements, c’est le système Kabila qui continue ».
Commentant le départ de Kalev Mutond de la tête de l’Agence nationale des renseignements, Fayulu Madidi a indiqué qu’il est là avec son masque qui sera Inzun Kakiak Justin, le monsieur va commencer à recevoir les ordres de Kabila et Kalev, il n’y a pas de changement.
Se réjouissant également de la libération des prisonniers politiques, il fait savoir que ces mesures ont été déjà annoncées dans le cadre de décrispation décrétée lors de l’accord de la Saint Sylvestre.
Malgré cela, Martin Fayulu persiste qu’il n’y a pas toujours pas de changement et « Félix Antoine Tshisekedi n’a aucun mérite dans leur libération, les choses doivent changer profondément au Congo ».
Abordant la rencontre d’évaluation de l’accord de Genève prévue ce jeudi 21 mars 2019 à Bruxelles, l’élu de Lukunga dit ne pas craindre des défections au sein de leur plateforme. Car, dit-il, « de toutes les façons, Lamuka c’est le peuple congolais, personne n’a la primauté sur le peuple congolais ».
« Moïse Katumbi est fils du pays, il doit retourner au pays ce n’est pas un problème. Mais quant à la souveraineté du peuple ça ce n’est pas négociable, sinon j’aurai été Premier ministre à la place de Bruno Tshibala. J’aurai trahi le peuple congolais, je ne l’ai pas trahi. Sinon, j’allais accepter la main tendue de Félix Tshisekedi, mais il s’agit ici du peuple congolais, sa décision souveraine, nous devons la respecter ».
Il a une fois de plus souligner qu’il ne peut pas siéger au parlement en tant que député national, car il a été élu Président de la République. » Ceux qui veulent aller siéger, peuvent partir, je ne peux pas me dégrader jusqu’à ce niveau », a-t-il martelé.
Et d’avertir: » Je demande à tout le monde de se raviser, sinon il y aura soulèvement populaire, c’est ce que le peuple congolais réclame ».
En conclusion, il s’est dit favorable à une table ronde avec Félix Antoine Tshisekedi pour résoudre cette question de vérité des urnes. » Nous devons recourir au recomptage des voix, mais la Ceni a fait disparaître les preuves. C’est pourquoi nous devons refaire les élections et dans ces discussions nous allons voir comment gérer le pays pendant cette période intérimaire. Il nous faut une solution efficace », a-t-il suggéré.
MUAKAMU/CONGOPROFND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
