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RDC: faire place à l’innovation (Tribune d’Arno Keba Michity, Spécialiste en Intelligence Economique)

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La mondialisation et la révolution technologique ont bouleversé l’ordre économique issu de la
révolution industrielle du XIXème siècle. Pour survivre, une entreprise doit être capable de se
différencier et la clé passe par l’innovation. La technologie de l’information est l’un de ces domaines
qui offrent une panoplie d’opportunités puisque l’information est aujourd’hui la ressource la plus
prisée au monde à côté de l’énergie.
Pour être compétitive, une entreprise doit dégager de la marge. Hors dans un environnement de plus en plus
concurrentiel et de guerre économique latente, les marges ont tendance à s’effriter du fait de la pression sur les
prix. Par conséquent, l’optimisation du couple Qualité-Prix est une contrainte de pilotage stratégique des
entreprises.
Cependant, sur la durée, si une entreprise veut survivre à la concurrence, elle doit se développer. Or, plus que
jamais, la clé pour croître est de réussir à se différencier en misant sur l’innovation. En effet, l’innovation
permettra de gagner des parts de marché et en même temps d’augmenter ses prix.
Les entreprises Congolaises doivent investir dans la R&D
La Recherche et Développement (R&D) est la clé pour innover. Les entreprises doivent investir dans la R&D.
l’Etat doit prendre des mesures incitants les entreprises à investir dans la recherche, à financer et encadrer les
startups innovantes mais également à renforcer les mesures de protection des propriétés intellectuelles.
Si les technologies de l’information s’accaparent les rentes médiatiques de l‘expression « innovation », celle-ci
doit être l’apanage de tous les domaines socioéconomiques. En effet, si l’Etat d’Israël est reconnu aujourd’hui
dans le monde pour ses startups innovantes dans les domaines IT, le Singapour l’est pour ses méthodes
pédagogiques innovantes. Toutefois, il est évident aujourd’hui que le carré technologique, formé de l’intelligence
artificielle-duBigData- de la Blockchain- et de L’imprimante 3D, offre d’énormes potentiels d’innovation et les
entreprises RD Congolaises doivent saisir l’opportunité et de faire le grand bond.
La FEC se doit de créer une synergie industrielle orienté vers l’innovation
Si l’Etat à la grosse part de responsabilité qui est celle de créer un cadre propice à l’investissement dans la
Recherche et Développement et également à la rétention et attraction des cerveaux, la Fédération des
entreprises du Congo( FEC) a également une obligation implicite entant que patronnât. Le syndicat patronal se
doit de créer une synergie industrielle en terme de compétition saine mais aussi de coopération créative, dans le
but d’inciter les entreprises à investir dans la R&D afin d’être innovantes car, leur avenir en dépend.
Il est consternant qu’après avoir parcouru les 430 pages du rapport mondial 2018 sur l’innovation,
publié par la WIPO (World Intellectual PropertyOrganization), rien n’est mentionné sur la RDC en la
matière, sauf quand il fallait rappeler qu’il s’agit d’un pays instable regorgeant plus de 70% des
réserves mondiales de cobalt, l’un de principaux composants des batteries électriques.
Une révolution est en cours, celle du passage de l’ère industrielle à l’ère de l’information. La RD
Congo doit en être consciente et rejoindre le train de la technologie et de l’innovation au point où il
se trouve afin de résorber son retard sur les autres nations, d’ assurer sa survie et de passer d’une
économie basée sur les ressources naturelles à une économie axée sur le savoir.
CONGOPROFOND.NET

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Kin, Goma et L’shi accueillent le 14ème Congrès de l’Union des Architectes d’Afrique en fin juin 2025

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Plus de 1500 délégués, provenant de tous les coins du continent noir, sont attendus dans 3 villes de la RDC ( Kinshasa, Goma et Lubumbashi), vers la fin du mois de juin de l’année prochaine, afin de prendre part au 14ème Congrès de l’Union des Architectes de l’Afrique autour du thème :«la résilience des villes africaines dans les zones industrielles et sismiques ».

Le lancement officiel de la campagne de ce 14ème Congrès a bel et bien eu lieu ce jeudi 24 mai depuis l’hôtel Hilton de Kinshasa.

Une journée riche en programme qui a permis aux participants ainsi qu’aux journalistes présents de s’imprégner des contours de cette édition 2025 qui se déroulera sur 3 villes congolaises.

Ce congrès sera une occasion en or pour présenter le potentiel inestimable de la RDC au monde comme le souligne l’architecte Fiyou Ndondoboni, président de l’Ordre national des architectes ( ONA). « La tenue de ces rencontres dans mon pays constitue un événement diplomatique majeur, contribuant non seulement à son rayonnement international mais aussi s’intégrant harmonieusement dans les efforts menés par le Président de la république Félix Tshisekedi Tshilombo sur le plan diplomatique », a-t-il appuyé.

Le président de l’union des architectes d’Afrique, l’architecte Donatien Kasseyet-Kalume, est, quant à lui, revenu sur le constat amère de la situation de l’architecte congolais qui est souvent oublié, voire pas considéré. « La présidence se rend chaque année aux différentes Conférences des Parties
(COP) sans architecte ni urbaniste pour discuter de l’avenir de notre nation en termes d’Environnement et d’environnement bâti(…). Le Premier Ministre, chef du Gouvernement, n’a jamais convoqué les architectes congolais lors des consultations qu’il organise à l’échelle de la Nation. Le ministère de l’Urbanisme, notre ministère de tutelle, a signé récemment un contrat de construction de 100.000 cités intégrées à ériger sur le territoire national, avec un groupe kenyan, certes, mais pas congolais… Y avait-il un impératif ? Si notre ministre de tutelle ne croit pas en nous, qui le fera ?”, s’est-il interrogé.

Aux partenaires multilatéraux de la RDC, l’architecte a interrogé : ” Oserions-nous vous demander le rôle réservé à l’architecte congolais dans le cadre de l’exécution de vos programmes d’aide ou de partenariat ?”.

Enfin, à ses consœurs et confrères architectes congolais, Donatien Kasseyet-Kalume a adressé son interpellation : ” Sommes-nous suffisamment organisés, préparés, outillés pour prendre la charge de notre rôle de conseil ?».

Représentant du Premier ministre, le ministre de l’Aménagement du Territoire de la République Démocratique du Congo, a fait savoir son espoir de voir les questions architecturales qui gangrènent la société congolaise trouver les réponses nécessaires. « Je suis certain que ce congrès va poser les prémices et les fondamentaux pour l’édition 2025. Je souhaite également que cela soit une occasion d’échange avec les partenaires sur les questions essentielles comme les opérations minières et les projets de développement de nos pays africains…»

A noter que ce lancement officiel de plus d’un an en avance a été voulu pour préparer ensemble une célébration réussie de cet événement mais également l’occasion de lancer l’appel à contribution au niveau du continent sur les thématiques choisies pour une matérialisation tangible du concept de coopération Sud-Sud tant souhaitée.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET


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