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RDC : F. Tshisekedi met plusieurs hauts cadres de l’administration publique à la retraite ( liste complète)
Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a procédé à une importante série de mises à la retraite dans plusieurs institutions de l’État, à travers des ordonnances rendues publiques ce mercredi 08 mai sur les ondes de la RTNC (Radio Télévision Nationale Congolaise). Cette mesure touche de nombreuses figures de l’administration publique et marque une volonté de renouvellement au sein des services de l’État.
L’Inspection Générale des Finances (IGF) connaît un changement notable : Christophe Bitasimwa est nommé chef de service, succédant à Jules Alingete, désormais retraité, qui a exprimé sa reconnaissance envers le chef de l’État pour la confiance accordée tout au long de son mandat.
Parmi les principaux retraités, on retrouve :
- Affaires coutumières : Kalala Mayimala Claude
- Affaires sociales : Kalume Diayile
- Assemblée nationale : Madjobule Patrice
- Communications et médias : M’Mutombo Pamba André
- Conseil d’État – Greffe : Mwamba Katambua Jacques
- Cour de cassation – Greffe : Longo Mamba Lodi
- Conseil supérieur de la magistrature – Greffier : Mayenda Makwala Joachim
Justice et Parquet :
- Parquet général : Kapenda Kasuki Justin
- Cour de cassation – Premier président : Awuindja Ilya Bosolo François
Droits humains : Bantui Samena Endela Joséphine
Éducation nationale : Nduele Citizenweite
Enseignement primaire et secondaire (EPS) : Nepa Nega Kabala Christine
Enseignement supérieur et universitaire (ESU) : Lumande Kasali Joseph
Hydrocarbures : Ngoyi Masuka Désiré
IGF – Inspection Générale des Finances (retraités) :
- Alenge Key Jules
- Bagenya Youmi
- Djamassinda Augustin
Économie nationale :
- Kalabaneji Liwumbi
- Kabosso Kapinga
- Kande Mibya
- Wamba Kyakimwa
- Kazadi Wa Mutombo
Justice – Cours et tribunaux :
- Muepu Ilunga
- Lutandila Kabeya
- Likoke Mikalay
Éducation et alphabétisation :
- Mbuyi Bianga
- Mulonda Iloko
Fonction publique :
- Kalombo Kalala
- Longo Biataki
- Mamba Mukeba
Travail et prévoyance sociale :
- Tswamona Mubayi
- Tshibanga Limuele
- Wumba Diadongi
- Wangi Bokoko
- Yemba Kuminga
- Keri (territoire Mukez) Kakez Joseph
Nouvelles technologies : Tshilombo Bangu Vincent
Prévoyance sociale : Chimodo Isabelé
Santé publique :
- Massau Lutufi Jean
- Liungula Omer
- Bilonda Numumba
- Tshibuyi Tshamala
- Mboma
Enseignement primaire, secondaire et technique :
- Kalala Lutala
- Kilembe
Autres secteurs :
- Okele Omoya Marie Louise
- Tshibongo Ilunga Alidor
- Kibalabi Paul (Tourisme et Habitat)
Cette restructuration marque une nouvelle étape dans la gestion des ressources humaines de l’État. Elle vise à insuffler un nouveau dynamisme au sein des institutions publiques et à améliorer leur performance au service du pays.
Dorcas Ntumba
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
