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F. Tshisekedi invite le gouvernement à s’approprier le projet « Compact energetique » pour l’accès à l’électricité et à la cuisson propre en RDC
Le président de la République, Felix Tshisekedi a, au cours de la réunion du Conseil des ministres extraordinaire du mercredi dernier, évoqué le projet « Compact Energétique National », qui fait partie de la plateforme de partenariat initiée par la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, ainsi que d’autres partenaires clés, incluant la Commission de l’Union africaine.
Ce projet ambitieux, axé sur l’amélioration de l’accès à l’électricité et à la cuisson propre, vise à fournir de l’électricité à 300 millions d’habitants en Afrique subsaharienne d’ici 2030, tout en intégrant des solutions de cuisson propre.
L’un des principaux objectifs est de porter le taux d’accès à l’électricité, actuellement de 21,5%, à 62% d’ici 2030, pour environ 80 millions de Congolais, avec une croissance annuelle de l’accès à l’électricité de 1% à 6%.
Pour ce faire, un investissement de 37 milliards USD est nécessaire, dont 17 milliards USD devront être mobilisés par le secteur public et 20 milliards USD par le secteur privé.
Le Président a souligné que, au-delà de l’accès à l’électricité et de la cuisson propre, ce Compact Energétique contribuera de manière significative au développement économique et industriel du pays. Il favorisera l’intégration nationale et régionale et permettra une réduction importante de la pression exercée sur les forêts congolaises, notamment en réduisant l’utilisation de bois de chauffe traditionnel.
Ce projet a été renforcé à la suite des consultations organisées sous le patronage du président de la République en décembre 2024, où les principaux acteurs du secteur de l’électricité ont échangé pour assurer l’inclusivité de toutes les parties prenantes dans ce programme intégrateur. Ces consultations ont également permis de discuter des compacts routier, ferroviaire et minier, nécessaires pour soutenir la mise en œuvre de ce programme énergétique.
Il vise également à améliorer l’accès à des solutions de cuisson propre pour environ 40 millions de personnes, avec l’objectif d’atteindre 30% d’accès à ces solutions d’ici 2030. Un investissement de 500 millions USD est estimé pour cette composante du projet.
Dans communication, le Président Tshisekedi a engagé les membres du Gouvernement responsables des secteurs concernés à élaborer des projets spécifiques en lien avec le Compact Energétique National. Un rapport détaillant ces projets est attendu d’ici fin février 2025.
Selon le compte rendu de la réunion, le chef de l’État prévoit également de présenter la version enrichie de ce Compact Energétique, lors du Sommet des chefs d’État africains sur l’énergie qui se tiendra à Dar-es-Salam, en Tanzanie.
Une fois adopté par le gouvernement, le document final sera inclus dans la déclaration d’engagement que les chefs d’État africains ratifieront lors de ce sommet, pour marquer leur engagement à mettre en œuvre ce projet stratégique.
Felix Tshisekedi a demandé au ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité, en coordination avec la Première ministre, le ministre des Finances et les ministres sectoriels concernés, de prendre en main ce Compact Energétique et de produire, dans les 45 jours suivant la signature du sommet de Dar-es-Salam, un Plan d’action réaliste et pragmatique pour la mise en œuvre de ce projet crucial pour l’avenir énergétique du pays.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
