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RDC/Elections: l’ONU exprime l’espoir que le report permettra de créer les conditions favorables pour les électeurs
Dans leur déclaration parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, ce dimanche 23 décembre 2918, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé l’espoir que cette extension de la date du vote en RDC va permette de créer les conditions favorables pour que les électeurs congolais puissent s’exprimer en toute liberté le 30 décembre. Cette réaction fait suite à l’annonce du report des élections générales par la Commission électorale nationale indépendante( CENI).
Aussi, ont-ils appelé à un dialogue continu et à la transparence avec tous les acteurs politiques pendant cette période pour maintenir la confiance mutuelle jusqu’à la tenue des élections, mais aussi à s’engager de manière pacifique et constructive dans le processus électoral afin de garantir des élections transparentes, crédibles et apaisées en RDC, conduisant à un transfert du pouvoir en conformité avec la Constitution congolaise et l’Accord du 31 décembre 2016.
Par la même occasion, les membres du Conseil ont rappelé la disponibilité de la MONUSCO, la mission de l’ONU en RDC à apporter son appui si la demande était exprimée.

Ils ont aussi exprimé leur soutien aux efforts de la CENI pour s’assurer que tous les préparatifs logistiques des élections soient achevés au jour de l’élection. Tout en réaffirmant son attachement à la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la RDC.
Les 15 membres du conseil de sécurité de l’ONU ont également adressé leurs condoléances aux familles des victimes, parmi lesquelles ont compte des pilotes russes, de l’accident d’un avion affrété par la Commission électorale nationale indépendante pendant des opérations de préparations électorales.
Pour rappel, le pouvoir organisateur des élections en République démocratique du Congo a justifié le report des élections par les circonstances exceptionnelles suite à l’incendie le 13 décembre dernier d’un de ses entrepôts à Kinshasa.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »
La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.
Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées
Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.
« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.
Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.
Des failles internes dans le dispositif sécuritaire
Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.
Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.
Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.
Une série d’incidents violents qui inquiète
Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.
Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.
Un appel à des mesures urgentes
Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.
Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.
Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.
Junior Kasamba / CongoProfond.net
