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RDC/Élections: les chefs d’État de la SADC et de la CIRGL appellent les acteurs à la retenue

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Les chefs d’État de la SADC et de CIRGL ont exprimé leurs inquiétudes sur les violences qui ont émaillé la campagne électorale en RDC.

Ils ont appelé la classe politique et la société civile à la retenue des scrutins apaisés.

C’est le contenu du communiqué final des chefs d’État de CIRGL et la SADC qui a eu lieu ce 26 décembre à Brazzaville. 5 chefs d’État ont participé à sommet exceptionnel de ces deux organisations sous régionales.

Ce sommet était organisée à l’initiative des présidents en exercice de la CIRGL, Denis Sassou Ngouesso et de la SADC, Hage Geingob. Y ont pris part: Edgar Lungu de la Zambie, João Laurenco de l’Angola et Éric Masisi du Botswana.

D’autres pays ont délégué des représentants sauf la RDC, qui a été le grand absent.

La RDC n’aurait pas reçu d’invitation, selon Kikaya Bin Karubi, conseiller de Joseph Kabila en matière de diplomatie.

Nécessité de mettre en oeuvre le pacte de la sécurité de l’accord d’Addis-Abeba

Les participants ont rappelé la nécessité de mettre en oeuvre les engagements pris dans le cadre du pacte de sécurité, stabilité et développement des grands lacs. Mais aussi ceux de la loi cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et le développement en RDC et dans la région des grands lacs.

Pour ce, ils ont condamné les violences perpétrées par les forces négatives sur les civils et les forces de la MONUSCO.

Ils ont aussi salué le déploiement des missions d’observateurs de la SADC, de la CIRGL, de l’UA et du CEEAC pour suivre le processus électoral en cours en RDC.

Ils se sont aussi engagés à dépêcher le 27 décembre prochain une délégation à Kinshasa pour remettre les conclusions du mini sommet au président Kabila.

Rappelons que c’est la deuxième fois que la RDC boycott un sommet tenu à Brazzaville. La dernière fois, elle a refusé de participer au sommet sur le fonds bleu qui s’est tenu dans la même ville.

TMB/ CONGOPROFOND. NET


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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