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RDC/Éducation : l’UNESCO présente les résultats des phases 1 et 2 de la sous composante SIGE
C’est ce jeudi 12 décembre 2019 qu’a lieu, à l’Hôtel Sultani à Gombe, la cérémonie de présentation des résultats des phases 1 et 2 de la sous-composante du système d’informations pour la gestion de l’éducation (SIGE) et la carte scolaire numérique du projet de renforcement des systèmes de développement humain.
Dans son mot de circonstance, le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture( UNESCO) a expliqué qu’au terme des trois ans de la mise en oeuvre de ces premières phases, le partage des résultats s’avère nécessaire pour capitaliser les acquis et réfléchir sur les contraintes de la sous-composante et ce, sur la base des innovations apportées au SIGE en vue de pérenniser le processus informatisé de production statistiques fiables pour le secteur.
Ces données, selon Jean-Pierre Liboudo, jouent un très grand rôle dans le suivi de l’objectif pour le développement durable relatif à l’éducation en l’occurrence l’ODD4 qui vise à assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.
Conscient du rôle, de la responsabilité et de l’expérience de l’UNESCO dans le domaine des statistiques de l’éducation, le gouvernement congolais en collaboration avec la Banque mondiale a confié à l’UNESCO l’assistance technique pour la mise en oeuvre de la sous-composante réalisée en collaboration avec la Direction de l’information pour la gestion de l’éducation (DIGE) du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST).

Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de l’EPST a félicité au nom du Ministre, l’UNESCO pour ce travail de qualité. Le représentant du ministre Willy Bakonga a aussi expliqué que le gouvernement s’engage à aller jusqu’à la fin du programme car l’éducation est le secteur que le président de la République s’est beaucoup investi par la gratuité qui, aujourd’hui malgré les obstacles, doit être effective. Ces données fiables, croit-il, permettront une éducation équitable à tous les enfants des 26 provinces de la RDC.
Parmi les avancées, l’on note une base de données unique et intégrée qui prend en compte, dans un système unique, l’ensemble des sous-secteurs de l’éducation ainsi que l’Atlas des 26 provinces; des applications de saisie en ligne et hors connexion ; un dispositif de génération automatique de l’Annuaire statistique qui permet de réduire les longs délais pour la production et la diffusion des annuaires; un portail de reporting; un dispositif d’utilisation des données avec élaboration des plans d’action opérationnels pour 20 provinces sur les 26 que compte la RDC et à la fin le renforcement des capacités de plus de 1500 acteurs au niveau national et provincial en vue de leur autonomisation par rapport à tout le processus de production et de dissémination des données.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
