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RDC/Ebola : 14 nouveaux cas confirmés et 9 décès pour la seule journée de jeudi !
Les nouveaux confirmés de la maladie à virus Ebola se multiplient progressivement dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Selon le communiqué de presse du ministère de la Santé, pour la seule journée de ce jeudi 28 mars 2019, 14 nouveaux cas confirmés ( 6 à Katwa, 4 à Vuhovi, 1 à Beni, 1 à Lubero, 1 à Oicha et 1 à Mandima) ; ainsi que 9 nouveaux décès de cas confirmés, dont 4 décès communautaires( 3 à Vuhovi et 1 à Mandima) ; 5 décès au CTE( 4 à Butembo et 1 à Mabalako) ;1 nouveau cas probable validé à Vuhovi dont le décès est survenu le 1e mars 2019. Il s’agit du garde-malade d’un patient confirmé décédé le 14 février 2019 à Vuhovi.
1 nouveau patient guéri sorti du CTE de Mabalako ; 2 agents de santé parmi les nouveaux cas confirmés de Katwa, tous travaillant dans la formation sanitaire de l’aire de santé de Muchanga dans laquelle plusieurs cas confirmés sont passés depuis le 10 mars 2019.
Le cumul des cas confirmés/probables parmi les agents de santé est de 80 (7.7% de l’ensemble des cas confirmés/probables) dont 27 décès.
Réactivation de l’épidémie à Beni et Oicha suite à la mobilité de la population.
En raison d’un réseau routier relativement bien développé, la population du Nord-Kivu est très mobile et voyage fréquemment d’une zone de santé à une autre. Cette mobilité est la principale cause de réactivation de l’épidémie dans des zones de santé où la transmission du virus avait déjà été arrêtée.
Tel est notamment le cas de Beni qui n’avait enregistré aucun nouveau cas confirmé entre le 21 février et le 20 mars 2019. Depuis le 20 mars, le foyer de Beni a été réactivé après qu’une personne contaminée par le virus Ebola venant de Biakato Mine (Mandima) se soit déplacée à Beni pour se faire soigner. Les investigations préliminaires ont révélé que sur les sept nouvelles personnes confirmées notifiées à Beni depuis le 20 mars, six sont liées à une chaîne de transmission de Biakato Mine et une a été contaminée après avoir assisté aux funérailles d’un cas confirmé à Butembo.
Il en est de même pour les deux derniers nouveaux cas confirmés à Oicha. Ce sont les membres de la famille d’un enfant cas confirmé provenant de Biakato Mine décédé à Oicha le 20 mars.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
