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RDC : Thembo Kash croque de nouveau les travers des politiciens dans son recueil de caricatures « Fin de course »

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C’est au Musée national de la RDC qu’a eu lieu, ce vendredi 15 octobre 2023, le lancement du nouveau recueil de caricatures dénommé « Fin de course ». Il s’agit du 4ème album du dessinateur, caricaturiste et illustrateur de bande dessinée congolaise, Thembo Muhindo Kashauri dit « KASH » en tant que dessinateur de presse. A en croire l’auteur, l’ouvrage est motivé par le désir de rassembler ses dessins politiques dans un album.

Plusieurs thèmes n’ont pas échappé à la plume de Kash dans ce livre, notamment la mort du « Sphinx Étienne Tshisekedi », l’insécurité à l’Est, le règne de Joseph Kabila, etc. En somme, ce monstre du dessin continue de croquer à belle dent l’actualité politique et les petits travers de ses acteurs.

Procédant à la lecture dénotative et connotative du récit, le professeur Hilaire Mbiye a d’abord indiqué que le recueil est structuré en 7 chapitres. Il est introduit par le texte de l’auteur, rendant donc la compréhension du titre facile.

Ensuite, le professeur a relevé les non dits de l’œuvre de Kash, à savoir l’explication de ce qui se passe dans la société congolaise sur fond de divertissement et du rire.  » Ce genre est souvent utilisé afin de mieux traduire l’insatisfaction d’un peuple en souffrance. Thembo KASH l’utilise comme une arme politique pour dénoncer les abus et faiblesses des acteurs politiques. Ce genre traduit également les angoisses, les inquiétudes et découragement de l’auteur », a fait savoir le professeur Hilaire Mbiye.

Notons que ce recueil s’engage également dans la lutte contre la déshumanisation du Congolais et se présente comme un instrument communicatif intentionnel dans le contexte de la République en illustrant les évènements qui ont marqué l’histoire politique congolaise entre 2012 et 2018. Il ressemble à la chronique journalistique puisqu’il est récit historique des faits et des événements mis en ordre du point de vue chronologique.

En marge du lancement de l’œuvre, il y a eu également la remise des prix du concours « Dessine moi la Paix ».

« Si tu n’es pas libre dans ta création, tu n’es pas un artiste »

Premier dessinateur à avoir caricaturer la classe dirigeante de l’ex Zaïre dans une certaine liberté de création, de ton et d’expression, tout en gardant l’essence de l’information, Thembo KASH reste une référence en RDC et en Afrique.  » Si tu n’es pas libre dans ta création, tu n’es pas un artiste… », a-t-il dit.

Détenteur de plusieurs prix, tant au pays qu’à l’étranger, ce dessinateur a produit plusieurs publications en 30 ans de caricature.

Né à Butembo au Nord-Kivu, Kash fait ses études primaires et secondaires à Beni. Après l’obtention de son diplôme d’Etat en section Latin-Philosophie, il débarque à Kinshasa où il s’inscrit à l’Académie des Beaux-arts en 1987. Trois ans plus tard, il décroche son diplôme en Arts Graphiques, section Publicité (aujourd’hui Communication Visuelle).

De 1992 à nos jours, en free-lance (Studio KASH) il travaille comme designer publicitaire pour plusieurs annonceurs.

Parallèlement à ses créations des bandes dessinées, il s’affirme comme le tout premier caricaturiste de la RDC croquant avec saveur le monde sociopolitique dès 1990 dans le quotidien le Phare.

Avec des amis opérateurs culturels, entre 1991 et 2005, il a organisé 5 éditions du Salon Africain de la Bande dessinée et de la lecture pour la jeunesse.

Depuis plus de 20 ans il a exposé ses œuvres en RD Congo, Congo – Brazzaville, en France, en Belgique, au Luxembourg, au Maroc, au Niger, au Viêt-Nam, à l’Île Maurice, à l’Île de la Réunion, en Algérie, au Cameroun et en Guinée-Conakry.

Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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