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RDC : Des réformes structurelles envisagées au sein du FCC
La restitution des travaux de la 1ère retraite du FCC, a eu lieu ce lundi 23 déc 2019 devant l’autorité morale, Joseph Kabila Kabange, dans sa ferme de Kingakati. Les participants à ces assises tenues à Mbwela Lodge du 26 au 28 novembre 2019 et tous les hauts cadres du FCC étaient présents dans une salle pleine à craquer.
À cette occasion, l’élu de Fizi dans la province du Sud Kivu, le professeur Néhémie Mwilanya, a procédé à la lecture du rapport final de plus de 20 pages reprenant différents aspects de l’autopsie post électorale du Front commun pour le Congo( FCC). D’abord, il a épinglé les différentes raisons de l’échec d’Emmanuel RAMAZANI SHADARY notamment le comportement égocentrique de certains cadres du FCC sur terrain qui ont privilégié en premier leur propre campagne au détriment du candidat président du FCC, le choix tardif du candidat président de la République, la démobilisation des électeurs suite au report des élections du 23 au 30 décembre 2019 et tant d’autres.

Autre moment fort du discours de Néhémie Mwilanya Wilondja est l’annonce de la restructuration de la plateforme.
D’après lui, cette restructuration est dans le seul souci de relever les défis des prochaines échéances électorales.
À ce sujet, il a fait savoir que la coordination nationale sera renforcée avec 4 coordonnateurs adjoints à l’image de 4 langues ou pôles linguistiques, qui sera soutenue également par la mise en place d’une convention nationale commission des ligues des Femmes et Jeunes.
À cela, va s’ajouter, un centre d’étude de prospection. Cette décision vient de faire taire les rumeurs d’une certaine opinion qui accusait Néhémie Mwilanya Wilondja de s’accaparer de tout, d’être dictateur au sein de la megaplateforme de Joseph Kabila Kabange.
Par ailleurs, Néhémie Mwilanya a laissé entendre que Joseph Kabila a salué la discipline qui a régné au sein de cette plateforme de gouvernement tout au long de cette première année de l’alternance. Tout en les invitant à préserver et consolider la coalition au pouvoir FCC-CACH.
Néhémie Mwilanya affirme que sa famille politique ne s’inscrit pas dans la logique de rompre son accord de gouvernement avec la coalition formée avec CACH de Félix Tshisekedi.
« Nous savons pourquoi nous nous sommes engagés. Ce qui est au centre de la coalition pour nous, c’est le pays », a-t-il fait remarquer.
Tout en affirmant que sa famille politique a fait le choix de la primauté de cette alliance et travaille pour sa consolidation.
« Ceux qui voient leur personne, ça c’est leur responsabilité. Ceux qui pensent qu’ils peuvent utiliser la désinformation, la haine tribale, c’est leur choix. Nous faisons le choix de la primauté de cette coalition, de sa consolidation, parce que nous nous sommes engagés pour la stabilité du pays », insiste-t-il. Cet ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila Kabange est formel : « En cas de rupture, le FCC sera le dernier à quitter la coalition. »
Plusieurs personnalités ont pris part à cette rencontre post Mbwela Lodge, notamment quelques membres du gouvernement Sylvestre Ilunga ILunkamba, députés nationaux et Sénateurs et tant d’autres.
MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
