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RDC : des mouvements citoyens demandent l’expulsion de l’ambassadeur du Rwanda

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Une délégation des mouvements citoyens et sociaux, a , dans un mémorandum remis à la ministre d’État aux Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, par le truchement de son Directeur de cabinet, Mme Pélagie Ebeka Mujangi, sollicité l’expulsion de l’ambassadeur rwandais, Vincent Karega, pour ses propos négationnistes , révisionnistes et méprisants.

Cette délégation constituée des membres de LUCHA, FILIMBI, LES CONGOLAIS DEBOUTS , ECCHA, MISS et d’autres Mouvements citoyens, a également demandé au gouvernement de la République et toutes les institutions de la République, le parachèvement du processus de la Justice transitionnelle et tous ses corollaires afin de mettre en place le Tribunal international sur les crimes commis en RDC.

Ces activistes ont demandé au Président de la République de hausser le ton de chef pour dire non, par tous les moyens, aux détracteurs de la quiétude du peuple congolais sur tous les plans, et de rencontrer la demande de son peuple sur le cas du négationniste Vincent Karega.

A toutes les forces nationales avec tous les amis de la RDC, la délégation leur demande d’accentuer le plaidoyer pour l’acceptation par tous les États membres des Nations-Unies du Rapport Mapping du Haut- Commissariat des Nations unies pour les Droits de l’homme.
Elle demande dans leur mémorandum aux services de sécurité de protéger le Prix Nobel Dr. Denis Mukwege contre toutes les menaces rwandaises.

Au peuple congolais tout entier, la délégation demande de se mettre désormais DEBOUT pour le respect de l’histoire de la RDC par quiconque au monde, et l’expulsion de Mr.Karega pourrait en servir d’exemple.

Ces mouvements citoyens rappellent qu’ils ont suivi avec indignation, consternation et désolation les propos négationnistes, revionionnistes et méprisants que l’ambassadeur du Rwanda en RDC a tenu en date du 24 août dernier en marge de la commémoration du 22eme anniversaire du massacre de Khadija qui, selon eux, est l’œuvre de l’armée rwandaise et ses complices congolais au cours duquel plus d’un millier des Congolais avaient brutalement trouvé la mort.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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