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RDC : des élus nationaux de Tshopo et de l’Ituri en tête-à-tête avec Guillaume Manjolo
Des députés nationaux, élus de la province de la Tshopo, ont été reçus ce mardi 25 février 2020 par le ministre d’État en charge de la Coopération internationale, Me Guillaume Manjolo. Au menu des échanges: l’état actuel des Cliniques Universitaires de Kisangani, de l’Université de Kisangani et d’autres sujets liés au développement de cette province.
L’université de Kisangani a été réfectionnée mais souffre du manque d’équipements pour une université publique digne de son nom. Ils ont demandé au ministre d’État à la Coopération Internationale, Intégration Régionale et Francophonie, Me Pépin Guillaume MANJOLO, d’activer davantage la coopération avec d’autres universités. La même requête a été formulée pour la maternité de Kisangani dont l’état laisse à désirer.
Ces élus ont sollicité au patron de la Coopération son implication sur ces préoccupations qui profiteront directement à la population de cette partie du pays.
Surpris par le pragmatisme du ministre d’État à l’égard des recommandations soulevées par la bouche de leur porte-parole BOLIKI BOKOTA ABRAHAM, député national élu de Kisangani province de la Tshopo, s’est adressé à la presse : » Nous avons été voir le ministre et lui parler de l’état actuel de la province. Nous avons été agréablement surpris par son pragmatisme car il n’a pas promis mais a trouvé vite des solutions à notre plaidoyer et nous en sommes vraiment satisfaits ».
Le développement de la province de la Tshopo passe aussi entre autres par la relance du secteur de l’Education à travers la construction et la réabilitation des infrastructures modernes, indique-t-on. Me Pépin-Guillaume Manjolo, très à l’écoute des doléances des ressortissants de cette province, a assuré ses interlocuteurs de sa participation efficace.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
