Connect with us

À la Une

RDC : des élus FCC exigent des excuses solennelles de Kabund à ses collègues et à la nation

Published

on

La tension est loin de baisser au sein de la coalition parlementaire FCC-CACH.

Réunis ce samedi 16 novembre 2019 pour faire le point sur les accrochages entre militants des familles politiques FCC-CACH dans plusieurs coins de la République démocratique du Congo, ainsi que ce qu’ils qualifient de « sortie verbale incendiaire » de quelques opérateurs politiques et institutionnels qui s’en est suivi, les députés de la famille politique de Joseph Kabila demandent à JM Kabund a Kabund, premier vice-président de l’Assemblée nationale, de présenter solennellement des excuses à ses collègues députés et à la nation, à la suite de ses propos jugés menaçants et injurieux contre l’ancien président Joseph Kabila et les membres de sa famille politique.

Ces élus rappellent que c’est grâce à l’existence de la coalition parlementaire FCC-CACH et au vote majoritaire des députés de leur plateforme politique que le premier vice-président de l’Assemblée nationale siège au bureau de l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, ces élus, membres de la famille politique du sénateur à vie, font remarquer qu’à travers ses propos, l’actuel premier vice-président de l’Assemblée nationale a violé le règlement d’ordre intérieur de cette institution en son article 121 alinéa 2 à 4.

Ces parlementaires rappellent, une fois de plus, que Joseph Kabila Kabange en sa qualité d’artisan principal de la première alternance politique au pays depuis l’indépendance est un patrimoine commun à préserver et à honorer.

Par la même occasion, ils disent apprécier la récente intervention du président de la République Félix Antoine Tshisekedi devant les autorités allemandes et la presse sur l’avenir prometteur de la coalition FCC-CACH.

L’occasion faisant le larron, ces élus appellent les dirigeants des forces politiques de la coalition FCC-CACH, à prêcher par l’exemple dans la défense de ladite coalition et d’accroître la sensibilisation sur les bien-fondé de cette alliance en vue de la préservation de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo.

MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

À la Une

UDPS 2028 : Avant même le crash, ils répètent déjà la scène du pillage de l’épave

Published

on

Il fallait avoir le cœur bien accroché et le sens de l’absurde chevillé au cervelet pour suivre les derniers épisodes de la sitcom UDPS. On a d’abord vu Peter Kazadi, honorable cadre du parti présidentiel, adresser une lettre incendiaire au Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée, André Mbata, oubliant au passage que l’un comme l’autre portent le même maillot.

Puis, summum du vaudeville institutionnel, ce même André Mbata s’est fendu d’un ricanement sardonique après la victoire de son poulain au Sankuru face au candidat du Secrétaire Général Augustin Kabuya, proclamant urbi et orbi que “l’Union Sacrée a gagné contre l’UDPS”. Voilà le décor planté : un parti où la victoire de ses propres structures satellites est célébrée comme une défaite de sa direction. C’est moins une scène de ménage qu’une répétition générale pour un chaos bien plus grand.

La médiocrité de ces querelles byzantines n’est pas un simple défaut de cuirasse ; elle est l’aveu public d’une impréparation stratégique qui donne le tournis. Ce théâtre d’ombres a révélé au monde entier ( et surtout aux Congolais qui attendent encore un projet structurant ) que les cadres au pouvoir ne pensent pas en termes de Nation, mais en termes de casting. Ils ne plancheront jamais sur une vision à 50 ans parce qu’ils sont incapables d’avoir une vision à 50 jours qui ne concerne pas leur propre nomination.

Leur horizon temporel s’arrête au prochain remaniement ministériel ou à la prochaine rotation des mandats provinciaux. Pas un seul d’entre eux n’a porté un débat de fond sur l’industrialisation, la démographie galopante ou la souveraineté énergétique. Non. Leur seul projet structurant, c’est de s’assurer que le voisin de bureau ne récupère pas leur fauteuil. Ce sont des court-termistes purs jus, des opportunistes pour qui le pouvoir est une fin en soi, et non le levier pour transformer un pays.

Ce qui les maintient encore dans une forme de cohésion tectonique, c’est uniquement l’aimant surpuissant de la figure tutélaire de Félix Tshisekedi. Mais 2028 n’est pas une hypothèse d’école lointaine, c’est un mur qui se rapproche à grande vitesse. Le jour où ce point de gravité viendra à disparaître du bulletin de vote, la force centrifuge actuelle n’aura plus aucun frein. Entre Peter Kazadi, André Mbata, Augustin Kabuya, Gecoco Mulumba, Nicolas Kazadi, André Wameso, Judith Suminwa et la longue cohorte des frustrés en réserve, ce ne sera pas une primaire.

Ce sera une curée. Une guerre de tranchées où chacun voudra la peau de l’autre pour hériter des ruines. Ils ont passé huit ans à ne rien bâtir ensemble, et à peine quelques heures à se déchirer pour une élection provinciale. Imaginez ce que donnera la bataille pour le royaume tout entier quand le roi ne sera plus candidat. Ce sera sanglant, et surtout, terriblement inutile pour le Congo.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading