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RDC : Déploiement du 1er convoi du contingent kenyan de la Force régionale
Le premier convoi des militaires kényan de la Force de l’East African Community (EAC) sont arrivés samedi dans la ville Goma, au Nord-Kivu, par l’aéroport international, en début d’après-midi.
« Il s’agit de l’arrivée des troupes kenyanes qui s’inscrit dans le cadre de la volonté du sommet des Chefs d’Etat de l’EAC à Nairobi dont la finalité est d’appuyer les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), pour mettre hors d’état de nuire les terroristes du M23 et les différents groupes armés qui sèment de l’insécurité dans cette partie Est de la RDC », a expliqué le porte-parole de la 34ème Région militaire, le Lt colonel Guillaume Ndjike Kaiko.
A leur descente d’avion, ces hommes des troupes ont été accueillis par le Sous-chef d’Etat-major général des FARDC en charge des Operations et renseignements, le général major Jérôme Chiko Tshitambwe avec à ses côtés le gouverneur de la province du Nord-Kivu, le lieutenant général Constant Ndima Kongba.
Le Lt général Constant Ndima Kongba a ensuite éclairé l’opinion concernant plusieurs questions relatives au déploiement de cette force, tranchant que des allusions à la zone tampon, ou encore à l’interposition entre les forces loyalistes et l’agresseur ne sont pas à l’ordre du jour.
« Les instructions des Chefs d’Etat, mais aussi les concepts sont très clairs. Les amis kenyans sont ici en mission offensive », a-t-il conclu.
Au total, 903 militaires kenyans sont attendus sur le sol de la RDC pour lutter contre les groupes armés qui écument la partie Est de la RDC comme prévu par le conclave des Chefs d’Etat de Nairobi. Des militaires en provenance du Burundi, de l’Ouganda et du Soudan du Sud et de la Tanzanie devront composer cette force régionale, renseigne-t-on.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
