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RDC : Déploiement du 1er convoi du contingent kenyan de la Force régionale

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Le premier convoi des militaires kényan de la Force de l’East African Community (EAC) sont arrivés samedi dans la ville Goma, au Nord-Kivu, par l’aéroport international, en début d’après-midi. 

« Il s’agit de l’arrivée des troupes kenyanes qui s’inscrit dans le cadre de la volonté du sommet des Chefs d’Etat de l’EAC à Nairobi dont la finalité est d’appuyer les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), pour mettre hors d’état de nuire les terroristes du M23 et les différents groupes armés qui sèment de l’insécurité dans cette partie Est de la RDC », a expliqué le porte-parole de la 34ème Région militaire, le Lt colonel Guillaume Ndjike Kaiko.

A leur descente d’avion, ces hommes des troupes ont été accueillis par le Sous-chef d’Etat-major général des FARDC en charge des Operations et renseignements, le général major Jérôme Chiko Tshitambwe avec à ses côtés le gouverneur de la province du Nord-Kivu, le lieutenant général Constant Ndima Kongba.

Le Lt général Constant Ndima Kongba a ensuite éclairé l’opinion concernant plusieurs questions relatives au déploiement de cette force, tranchant que des allusions à la zone tampon, ou encore à l’interposition entre les forces loyalistes et l’agresseur ne sont pas à l’ordre du jour.

« Les instructions des Chefs d’Etat, mais aussi les concepts sont très clairs. Les amis kenyans sont ici en mission offensive », a-t-il conclu.

Au total, 903 militaires kenyans sont attendus sur le sol de la RDC pour lutter contre les groupes armés qui écument la partie Est de la RDC comme prévu par le conclave des Chefs d’Etat de Nairobi. Des militaires en provenance du Burundi, de l’Ouganda et du Soudan du Sud et de la Tanzanie devront composer cette force régionale, renseigne-t-on.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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