Connect with us

À la Une

RDC : Deo Kasongo annonce un grand combat de boxe pour le 45e anniversaire d’ « Ali et Foreman »

Published

on

 

A l’occasion du 45è anniversaire du combat du siècle entre Mohamed Ali et George Foreman tenu à Kinshasa au stade Tata Raphaël le 03 octobre 1974, Deo Kasongo, le DG de DIVO International, a, au cours d’une conférence de presse organisée ce jeudi 08 août à Showbuzz, annoncé la tenue d’un grand événement sportif le 07 décembre prochain dans la capitale.

Ce combat entre deux grands boxeurs mondiaux dont les noms n’ont pas été dévoilés à la presse sera baptisé « Rumble In Kinshasa : The Redemption ». Et ça connaîtra également la présence d’un (e) grand (e) artiste musicien international pour agrémenter la soirée avant le combat.

Deo Kasango, candidat malheureux aux élections du gouverneur de la ville province de Kinshasa, rassure d’ores et déjà qu’il s’agit d’un événement inédit en RDC depuis le combat d’Ali et Foreman organisé à l’époque par le président de l’ex Zaïre, Joseph Desiré Mobutu.

« Au fil du temps, j’ai eu un grand plaisir de voir les gens venir à des activités que nous organisions pour améliorer leur qualité de vie en terme de divertissement, mais aussi à améliorer mon écosysteme. A chaque fois que j’organise quelque chose, je me dis toujours quelle est la prochaine étape ? (…) Je voulais créer un événement avec un grand public pour mettre Kinshasa ou la République démocratique du Congo sur la carte du monde. Je veux créer un événement qui va redonner au pays sa reconnaissance qu’il mérite », a-t-il expliqué.

Avant d’ajouter que l’objectif final est de montrer que la RDC est toujours en mesure de grands événements de la classe mondiale.

Pour bien réussir ce pari Deo Kasongo a commencé par la rénovation du stade Tata Raphaël dont les travaux ont été déjà lancés depuis le 10 juillet 2019. Objectif: remettre ce stade devenu un haut lieu des Kuluna dans son état initial.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

À la Une

IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

Published

on

C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading