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RDC-covid19 : Ilunga Ilunkamba rassuré de la désinfection du Palais du Peuple avant la convocation du congrès sur l’état d’urgence
En prélude du congrès qui sera convoqué incessamment afin de débattre et statuer sur les modalités d’application de l’état d’urgence sanitaire proclamé par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, les deux chambres du parlement ont posé comme préalable la désinfection de l’ensemble du palais du peuple.

C’est dans cette optique que le chef du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a réuni jeudi 09 avril 2020 à la Primature les ministres de la Santé ETENI LONGONDO et Claude Nyamugabo de l’Environnement et développement durable pour se rassurer si des dispositions sont prises conformément aux mesures arrêtées pour stopper la propagation du Covid-19.
« Nous avons été convoqués par le Premier ministre pour nous informer du congrès qui sera bientôt organisé au niveau du Palais du peuple et que le bâtiment devait être désinfecté. C’est ainsi qu’avec mon collègue de l’Environnement et le vice-ministre de la Santé, nous avons discuté avec le Premier ministre pour lui donner les modalités de travail », a déclaré Eteni Longondo au sortir de la réunion avec le professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

À ce sujet, le ministre de la Santé et son collègue de l’Environnement et Développement ont rassuré Sylvestre Ilunga Ilunkamba quant à la bonne exécution de ces instructions concernant la désinfection des infrastructures du Palais du peuple.
« Le Palais du peuple sera effectivement désinfecté avant le congrès et que nos deux équipes, celle de la Santé et de l’Environnement, vont discuter des détails et le rapport sera apporté au Premier ministre déjà demain vendredi »’, a ajouté le patron de la Santé Publique.
Il sied de noter que Sylvestre Ilunga est invité au Parlement ce vendredi, sauf changement de dernière minute, afin de prendre toutes les dispositions pour convoquer le Congrès en toute sécurité. C’est ce qu’avait déclaré, mercredi dernier, le Président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba à l’issue de la réunion de concertation avec la Présidente de l’Assemblée nationale, donnant lieu à la convocation du congrès.
Pour rappel, face à la gravité de la situation, l’urgence et la crainte de la propagation incontrôlée du Coronavirus en République démocratique du Congo ont amené le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi à proclamé par ordonnance l’état d’urgence sanitaire à Kinshasa, foyer de la pandémie. Cette proclamation faisait suite à la réunion interinstitutionnelle présidée par le chef de l’Etat réunissant les bureaux de deux chambres du parlement et le gouvernement central.
Conformément à l’article 85 de la constitution, il était question de voir comment préserver la vie des congolais et assurer le bon fonctionnement des institutions en cette période de crise causée par le Covid-19.
Muamba Mulembue Clément/Congoprofond.net
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
