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RDC/Corruption : la Société Civile lance la campagne ” le Congo n’est pas à vendre”

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En marge de la journée internationale de la lutte contre la corruption célébrée chaque 09 décembre, les organisations de la Société civile, regroupées en synergie, ont lancé la campagne de lutte contre la corruption dénommée ” le Congo n’est pas à vendre “(CNPAV).

Ils interpellent ainsi les gouvernants en général et le président de la République, en particulier, sur les initiatives annoncées dans le cadre de son programme de lutte contre la corruption dont, selon leur constat, la matérialisation tarde à venir.

La synergie” Congo n’est pas à vendre” note qu’en date du 08 août 2019 une ordonnance portant création au sein de la présidence de la République d’un service spécialisé dénommé *”la coordination pour le changement des mentalités*” et que le 17 septembre 2019, le président avait aussi annoncé en Belgique la création d’une agence de lutte contre la corruption, mais les avancées ne sont pas significatives.

*Recommandations*

La synergie demande au président d’accorder le bénéfice d’attention et d’intérêt à la concrétisation des initiatives qu’il a annoncées contre la corruption; de restituer aux deux coordinations relatives au changement des mentalités et à la lutte contre la corruption leur pleine essence technique en les rendant autonomes de la présidence de la République et de maintenir la rigueur de la sanction inconditionnelle contre les auteurs des détournements et de la corruption de quelques dimensions et niveaux soient-ils à l’instar de la récente sanction judiciaire qui s’est abattue sur l’un de ses conseillers.

Au gouvernement d’adapter la politique nationale de lutte contre la corruption aux réalités actuelles, de mettre sur pied un plan opérationnel intégré assorti d’un budget conséquent en rapport avec la mise en oeuvre des engagements pris par le président, l’indépendance vis-à-vis de la présidence des juridictions spéciales qui seront créées pour lutter contre la corruption et de mettre en place une justice indépendante comme instrument d’ultimes recours chargé de traquer les corrupteurs.

Il est à noter que cette campagne sera menée dans l’ensemble du pays pour un changement de mentalité de la population congolaise face à ce fléau qui reste un frein au développement.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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Coup d’État manqué ou tentative d’assassinat : Didier Kamerhe attend fermement le rapport officiel de la haute hiérarchie du pays

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Menée par Christian Malanga, un ancien membre des FARDC, la milice “New Zaïre” a orchestré, les petites heures du dimanche 19 mai 2024, une attaque meurtrière à la résidence de Vital Kamerhe, candidat au perchoir de l’Assemblée Nationale et une descente au Palais de la Nation, siège et bureau du président de la République.

La question sur la vraie cible de cette attaque se pose tant dans la population congolaise que dans la sphère politique et divise deux membres du Gouvernement Sama Lukonde II.

Selon le signataire d’un communiqué officiel publié quelques heures après cet acte, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, porte parole de l’exécutif national, confie que seuls le Palais de la nation, siège du bureau du Président de la République, et la résidence de Vital Kamerhe, en premier, ont été attaqués.

Cette version va se marier à celle du porte-parole des FARDC affirmant avoir déjoué un coup d’État et de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Chatur, qui sur son compte X a témoigné “une attaque meurtrière qui a principalement ciblé son mari“.

Se confiant aux propos des assaillants, des nouveaux éléments d’apparence non relayés par le communiqué du Gouvernement et la presse congolaise, seront dévoilés le même jour par Jean-Pierre Bemba via le compte X de la Vice-primature, ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants.

Les résidences de la première ministre Suminwa Judith , du VPM de la défense, Jean-Pierre Bemba et de l’honorable Vital Kamerhe, avant l’étape du palais de la nation, étaient les principales cibles, selon les témoignages des assaillants“, lit-on.

14 heures après cet incident, Didier Kamerhe, frère de Vital Kamerhe, appelle la communauté congolaise à rester factuelle en attendant les résultats des enquêtes officielles en cours et soulèvent les quatre points suivants :

1. Le point de départ de ce qu’on présente officiellement comme tentative de renversement de pouvoir à Kinshasa est la résidence d’un simple député mais, il faudrait le préciser, candidat au poste du président de l’assemblée;

2. L’une des gardes du député sort de la parcelle en pleine nuit, soi-disant parce qu’il aurait vu des drones circuler dans le ciel et, comme par hasard, les assaillants profitent de son ouverture du portail pour le braquer, entrer dans la parcelle et le ligoter, pendant que d’autres engagent un échange des feux avec les autres gardes dont 2 seront tués avec un des assaillants;

3. Vue la résistance des gardes restés à l’intérieur de la parcelle du député en question, les assaillants vont se retirer pour prendre d’assaut le palais de la nation sans une résistance sérieuse sur les différentes barrières de sécurité de ce site hautement sécurisé du pays;

4. C’est après la tentative (d’assassinat) manquée à la résidence du député et prise d’assaut très facile du Palais de la nation que, seul, le commandant des assaillants sera abattu.

Optimiste, il soutient cette célèbre phrase “les faits sont sacrés mais les commentaires libres”, pour n’attendre que le rapport Officiel de la haute hiérarchie qui pourra démontrer les commanditaires de cette tentative de déstabilisation des institutions, des officiels et de Kinshasa.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET


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