Connect with us

À la Une

RDC : Christella Kiakuba pour la gratuité scolaire des enfants des policiers et militaires

Published

on

 

Sauf changement de dernière minute, la campagne « Muana ya Mapinga Kelasi ya ofele » ( École gratuite pour les enfants des hommes en uniforme) va s’ouvrir ce lundi 5 août 2019.

Initiative de l’ASBL « Telema Muana ya Mapinga » (TMM), sont concernées dans cette campagne 8 écoles logées dans les casernes à Kinshasa. Il s’agit des écoles du camp Lufungula (EP 5), camp Kabila ex-Mobutu (EP 5 et 6), camp Kokolo (complexe scolaire Secas), camp CETA (EP 1 et 2), à Badar (EP Badara), camp Légion PIR, camp Mbaki et camp Luano.

Son objectif : arracher la gratuité de l’enseignement à l’école primaire en faveur des enfants des policiers et militaires.

Au cours de cette campagne qui va se clôturer le 20 août prochain, a indiqué Christella Kiakuba, il sera question de sensibiliser, conscientiser et rappeler les responsabilités des uns et des autres en vue d’obtenir la gratuité de l’école primaire pour cette catégorie de la population nationale. Car, a fait savoir la coordinatrice de l’ASBL TMM, « l’éducation passe avant toute chose et cela dans l’intérêt de la bonne marche de l’État ».

Cette structure, qui œuvre pour l’amélioration effective des conditions de vie des agents des forces de défense du pays et leurs dépendants, va, à travers cette campagne, rappeler à l’État congolais ses responsabilités assignées dans la Constitution en son article 43 alinéa 5 qui stipule que « l’enseignement primaire est obligatoire et gratuit dans les établissements publiques ».

« À travers nos plaidoyers auprès des autorités, nous voulons l’effectivité de la gratuité de la scolarisation des enfants des hommes en uniformes. Outre ceci, l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants », a insisté Christella Kiakuba.

Il s’agira aussi de conscientiser les parents, premiers responsables de l’éducation des enfants, sur leur obligation d’envoyer les enfants à l’école et de les accompagner jusqu’à la fin de leurs cursus scolaire. Quant à l’école, elle est censée assurer la continuité de l’éducation reçue en famille, faire un bon choix des personnels enseignants pour le meilleur encadrement des élèves en collaboration avec les parents.

Enfin, martèle la journaliste, la campagne sera aussi un plaidoyer en direction de l’Église qui a un grand rôle à jouer sur la gestion de l’âme et de la morale de l’être dans toutes ses trois dimensions (corps, âme et esprit).

A la fin de la sensibilisation, l’ASBL TMM souhaite obtenir la gratuité de scolarisation des enfants des militaires et policiers ; alléger la charge aux policiers et militaires afin qu’ils servent la nation avec plus de conscience.

Une fois d’application, estiment ses animateurs, la gratuite va diminuer le taux de la déperdition dans les écoles de camps militaires et policiers, susciter et redonner envie aux enfants des militaires et policiers de retrouver le chemin de l’école.

L’idée d’organiser cette compagne pour la gratuité de scolarisation des enfants de militaires et policiers a germé après la visite effectuée par Christella Kiakuba et son staff dans les écoles logées dans les camps de la capitale lors de la sensibilisation sur le thème « Muana ya Mapinga Telema zua conscience mpo lobi okoma moto » (Lève-toi enfant des forces de défense, prend conscience pour baliser ton avenir). Durant cette tournée, l’ASBL TMM a fait le pénible constat que beaucoup d’enfants des militaires et des policiers habitant les camps n’ont pas accès à l’éducation à cause de la précarité de vie de leurs parents pour les uns et la mort des parents pour les autres.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

Published

on

Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

Continue Reading