Diplomatie
RDC/Chine : Les commerçants kinois souffrent pour obtenir leurs visas, COD-OECE tire la sonnette d’alarme
Depuis aujourd’hui deux mois, plusieurs Congolais, parmi lesquels des opérateurs économiques, remuent ciel et terre pour obtenir le visa d’accès en Chine. Pourtant, ils n’y vont que pour des raisons de business et revenir quelques jours après. Ce qui profite d’ailleurs à l’économie de Pékin.
En effet, selon le président du Collectif pour les droits des opérateurs économiques et des Congolais de l’étranger (COD-OECE), une structure qui milite pour l’épanouissement de l’homme d’affaires congolais, abordé ce mardi 23 avril, ladite ambassade utilise une agence de voyage située sur l’avenue colonel Lukusa, dans la commune de la Gombe, pour traiter tous les dossiers de demande de visa par des sujets congolais. Et depuis le mois de février, il y a des cas de refus en cascade. « Certains ont introduit leurs dossiers deux fois, voire plus, en payant les frais requis. Malheureusement, autant de fois que tu introduis ton dossier, autant de fois qu’on te refuse le visa. Quel manque à gagner ?« , s’est interrogé Fabien Mutchukuwa Ruvogo, président de COD-OECE.
Ce dernier demande au gouvernement, via le ministère des Affaires étrangères, d’échanger avec le diplomate chinois pour trouver la solution à ce problème. Surtout que Kinshasa et Pékin ont de très bonnes relations, et partagent une histoire en commun.
C-RA
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
