Connect with us

À la Une

RDC : Cenaref et Arca main dans la main dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

Published

on

La Cellule de renseignement financier (Cenaref) et l’Autorité de régulation et des contrôles des assurances (Arca) ont officialisé leur étroite collaboration dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Ces deux structures auxquelles s’ajoute la Banque centrale du Congo (BCC) sont, au sens de loi N°22 /068 du 27 /12/2022 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, des autorités de supervision des différents secteurs financiers et non financiers.

Dans le cadre de sa mission de sensibilisation, le secrétaire exécutif de la Cenaref a, en date du 26 décembre 2023, au cours d’une communication, souligné que « les institutions financières en général (le secteur bancaire, de la micro finance, les sociétés de transferts de fonds) présentent des risques importants de blanchiment des capitaux et de financement de terrorisme, risques dûs principalement à l’utilisation importante du cash et à des défaillances dans les mécanismes de contrôle ».
Il a également, dans le même ordre d’idée, fait mention « du secteur des assurances, secteur hautement financier qui, bien que doté d’un Code règlementaire, ne fait pas exception parce que renfermant des risques de blanchiment des capitaux ».

Vision commune entre la Cenaref, la BCC et l’Arca 

En 2021, le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique Centrale (GABAC) avait fait une évaluation des dispositifs anti-blanchiments de la RDC.

A l’issue de cette évaluation, le GABAC a constaté que ces dispositifs n’étaient pas conformes aux standards internationaux et que la RDC était considérée comme pays à risque en matière de blanchiment de capitaux. Voilà pourquoi, en octobre 2022, le Groupe d’action financière (Gafi) a placé la RDC sur la liste des pays sous surveillance renforcée appelée « liste grise ». Du coup, un plan d’action a été convenu entre la RDC et cette institution internationale. C’est dans le cadre de l’exécution de ce plan d’action que la Cenaref, pour les entreprises et professions non financières désignées, la BCC, pour le secteur bancaire et les établissements des crédits, et pour le secteur des assurances, l’Arca, collaborent étroitement pour sortir le pays de cette situation.

La Cenaref ne peut « blacklister » l’Arca

Par ailleurs, le gouvernement a pris l’engagement d’accompagner ces structures et une task force pilotée par la Cenaref a été mise en place avec différentes structures dont l’Arca. Toutes ces structures sont mises à contribution efficacement .

Pour revenir encore à l’Arca, celle-ci a déjà mis sur pied et proposé pour le secteur des assurances, une feuille de route qui reprend cinq axes majeurs, notamment :
– Le règlement pour la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ;

– L’unité en interne dédiée ainsi que les outils devant permettre la gestion efficace et efficiente de cette question de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ;

– Un programme de vulgarisation et de formation;

– Des mécanismes de contrôle et de sanction qui, eux, n’entreront en vigueur qu’en 2025 pour le secteur des assurances.

Ainsi donc, contrairement aux allégations d’une certaine presse, la Cenaref a nullement le pouvoir de « blacklister » l’Arca.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

Published

on

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading