À la Une
RDC: célébration, ce vendredi 23 juillet, de la Journée Mondiale de la Population 2021 à l’Unikin
A l’initiative du Département des Sciences de la Population et de Développement, la Faculté des Sciences économiques et de gestion ( FASEG) de l’Université de Kinshasa, avec le soutien global de Fonds de Nations Unies pour la Population (UNFPA), célèbre, ce vendredi 23 juillet, la journée mondiale de la population 2021. Cadre choisi pour cette manifestation : la salle J de la faculté polytechnique de l’Université de Kinshasa.
Autour du thème « Les droits et les choix sont la solution : en cas de baby-boom, influer sur les taux de fécondité ne peut se faire qu’en faisant des droits et de la santé reproductive de tous une priorité », le Département des Sciences de la Population et du Développement (DSPD) de l’Université de Kinshasa se fixe comme mission d’éclairer l’opinion sur ce sujet en abordant les questions suivantes à travers une série d’activités : Quel serait l’impact de la COVID-19 sur la santé sexuelle et reproductive (SSR), et les violences basées sur le genre en République Démocratique du Congo ?La COVID-19 a-t-elle influencé l’accès aux services de SSR et de prise en charge des violences basées sur le genre en République Démocratique du Congo ? Quel est l’impact de la COVID-19 la fécondité et la nuptialité en RDC ? La République Démocratique du Congo dispose-t-elle les données nécessaires pour répondre aux questions de recherche posées ci-dessus ? En quoi la formation des spécialistes de questions de population – développement peut-elle contribuer à l’amélioration de la planification du développement en RDC ?
A en croire les organisateurs de cette session, l’objectif général de cette célébration de la Journée Mondiale de la Population contribue à sensibiliser la population congolaise sur les questions de population et développement, et mobiliser des ressources conséquentes.
Cependant, plus spécifiquement, la célébration de la JMP devra permettre de : Faire connaître la vision du DSPD pour le secteur de la Population et le développement humain en RDC ; Promouvoir la vision du gouvernement de la RDC par rapport aux choix en matière de santé sexuelle et reproductive, et la lutte contre les VBG ; Organiser un plaidoyer auprès du Gouvernement et des partenaires internationaux en vue d’une appropriation nationale effective des questions de population devant se traduire par une mobilisation accrue des ressources en faveur des programmes de population et de développement ; Offrir à la population kinoise et estudiantine des services d’information et de santé sexuelle et reproductive, en organisant le service de dépistage volontaire du VIH/SIDA, le service de planification familial, etc.
C’est dans ce contexte que le DSPD organisera un Village « Connaître la Population pour un Développement harmonieux » (CPDH) sur le site de l’Université de Kinshasa pour que la population de Kinshasa et les étudiants de l’Université de Kinshasa, en particulier, aient un aperçu du travail réalisé par les services étatiques, les Universités, les ONG ainsi que le système des Nations-Unies dans le cadre de l’amélioration de la situation des populations congolaises.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
À la Une
DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
