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RDC: Ce que l’état de siège apporte de positif au Nord-Kivu
Instauré dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, l’état de siège est l’extrême solution pour restaurer la paix et l’autorité de l’état au Nord-Kivu et en Ituri. Depuis mais 2021, ces deux provinces précitées sont sous la gouvernance militaire et dirigées par des généraux qui jouent le rôle de gouverneur.
Spécialement, au Nord-Kivu, l’état de siège se présente en régulateur des maux qui ont longtemps gangrené la province. Faisant face à une succession des guerres depuis les années 90, le Nord-Kivu avant l’avènement de l’état de siège, semblait loin de se relever de certaines conséquences des guerres à répétition. De ces différentes guerres, la province du Nord-Kivu s’est retrouvée déchiré par plusieurs conflits dont plusieurs d’ordre interethnique.
» Comme tout système de gestion au monde, l’état de siège au Nord-Kivu a des positifs et des négatifs. Le plus grand positif dans cette province est que les conflits tribaux sont presque élagué. L’état de siège a su gérer les tentions entre les communautés qui ont faillit dégénérer et nous produire les scènarios inimaginables. Maintenant, tout le monde travailler pour l’intérêt commun et personne ne se bat pour les intérêts de sa seule communauté », explique Ngulumira Amini, acteur politique du Nord-Kivu.
Et d’ajouter que c’est très positif, actuellement dit-il, il y a la bonne collaboration entre les communautés et cela permet aux gens de travailler ensemble, faire la vie ensemble et gagner ensemble. Au-delà de ces aspects, Ngulumira Amini laisse entendre aussi que la maximisation des recettes est aussi à citer parmi les points positifs de l’état de siège. Selon lui, à en croire les chiffres que brandissent les autorités de l’état de siège, la province a progressé en matière des recettes. » Les nouvelles autorités militaires ont réussi à mobiliser beaucoup des recettes, ce qui est un point très positif pour une province comme le Nord-Kivu, où on a réellement besoin des moyens », explique-t-il.
Pour ce cadre du RCD/KML en province, l’état de siège a aussi l’avantage d’avoir mis la main sur plusieurs bandits qui insecurisaient certaines villes. Il dit se réjouir du fait que » avec l’avènement de l’état de siège, bien que la sécurité n’est pas totalement rétabli, au-moins plusieurs bandits sont aux arrêts et certains acheminés dans des prisons à haute sécurité. La pression est visible et palpable contre les groupes armés actifs dans la région, mais aussi aujourd’hui on sent que les ADF sont en difficulté, tout ça grâce à l’administration militaire » , laisse entendre Ngulumira Amini.
Pour rappel, c’est depuis le moi de mais 2021 que l’état de siège est instauré dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. L’administration civile a cédé place aux militaires et policiers, même chose pour la justice où les juridictions civiles ont cédé place à la justice militaire.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
