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RDC-Cameroun : qui franchira le premier pas vers le Qatar 2026 ?
Le 13 novembre 2025 à 20h au Maroc, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Cameroun se retrouvent pour un barrage historique, avec en ligne de mire une place pour la Coupe du Monde 2026. Ce match, très attendu par les amateurs de football africain, s’annonce comme un véritable test de force et de caractère.
Les Léopards de la RDC arrivent sur le terrain avec confiance, forts de 7 victoires sur 10 matchs de qualification. L’équipe mise sur sa cohésion et sa combativité, avec des joueurs clés comme Meschack Elia, Chancel Mbemba et Bakambu capables de changer le cours du match.
La RDC compte sur la fraîcheur et la détermination de ses joueurs pour créer la surprise face à un adversaire plus expérimenté.
En face, le Cameroun, habitué aux grandes échéances internationales, mise sur son expérience et sa technique. Les Lions indomptables sont connus pour leur solidité tactique et leur capacité à gérer la pression des matchs décisifs. Toutefois, des récentes turbulences au sein de l’équipe pourraient offrir une ouverture aux Léopards.
Au final, le suspense reste entier. Ce match ne se gagnera pas seulement par la technique, mais aussi par la concentration, le mental et la capacité à saisir les opportunités. À 20h, au Maroc, l’Afrique assistera à un duel où l’une de ces deux nations fera le premier pas vers le Qatar 2026, et peut-être vers l’histoire.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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RDC : Néhémie Mwilanya accuse Tshisekedi de “trahison” et défend l’héritage de Joseph Kabila
Invité sur le plateau de TV5 Afrique, ce week-end, le professeur Néhémie Mwilanya, cadre du PPRD et ancien directeur de cabinet du président honoraire Joseph Kabila, est longuement revenu sur les circonstances du départ de ce dernier du pouvoir. Contrairement aux lectures dominantes, il affirme que Joseph Kabila n’a pas été contraint par faiblesse, mais par patriotisme. Selon lui, l’ancien chef de l’État a fait le choix volontaire de quitter le pouvoir afin d’éviter un bain de sang et de préserver l’unité nationale, permettant ainsi la première alternance pacifique de l’histoire de la RDC, un geste rare sur le continent africain.

Le code minier, point de rupture avec l’Occident
Pour Néhémie Mwilanya, l’élément déclencheur des tensions entre le régime Kabila et certaines puissances occidentales fut la révision du Code minier. Il soutient que cette réforme visait à redonner à l’État congolais un contrôle réel sur ses ressources naturelles afin de financer les politiques sociales et le développement national. Cette orientation souverainiste aurait suscité, selon lui, de fortes résistances de la part des États-Unis, du Canada et de l’Union européenne, accusés d’avoir exercé pressions, menaces et intimidations pour protéger les intérêts de leurs multinationales.
ONG et mouvements citoyens accusés de manipulation politique
Dans son intervention, Mwilanya va plus loin en affirmant que plusieurs mouvements citoyens et organisations dites de défense des droits de l’homme auraient été instrumentalisés pour affaiblir Joseph Kabila. Il cite notamment FILIMBI, LUCHA ou encore l’ACAJ, qu’il accuse d’avoir servi de relais à une propagande négative en complicité avec l’UDPS alors dans l’opposition. Il s’interroge sur leur silence actuel face aux abus présumés sous le régime de Félix Tshisekedi, estimant que leur disparition de l’espace public est révélatrice.
Accords miniers et sécurité : la charge contre Tshisekedi

Abordant la question des accords miniers conclus sous le régime actuel, Néhémie Mwilanya parle ouvertement de “trahison”. Il reproche à Félix Tshisekedi d’avoir cédé les minerais congolais aux intérêts américains sans garanties sécuritaires pour le pays, contrairement à la ligne de résistance adoptée sous Kabila. Il établit un parallèle avec l’Ukraine et le président Zelensky, estimant que ces accords n’ont apporté ni protection ni stabilité. Il accuse également le régime actuel d’avoir affaibli la sécurité nationale, citant la résurgence du M23 et la perte de contrôle sur certaines parties du Nord et du Sud-Kivu.
Crise sociale et verdict de l’histoire
Sur le plan social, Mwilanya dresse un tableau sombre de la situation actuelle, évoquant une pression fiscale excessive sur une population déjà appauvrie. Il dénonce la multiplication des taxes, l’absence d’infrastructures et l’aggravation de la pauvreté, qu’il attribue à la perte du contrôle des ressources minières. En conclusion, il affirme que l’histoire finira par rétablir la vérité sur Joseph Kabila et juge sévèrement le bilan de Félix Tshisekedi. “La vérité reste têtue”, conclut-il, convaincu que le peuple congolais saura distinguer, avec le temps, le sacrifice de la trahison.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
