Connect with us

À la Une

RDC/ Butembo: un policier tué dans une attaque visant la résidence du maire adjoint

Published

on

 

Des hommes armés ont pris pour cible, dans la soirée du vendredi 24 mai, la résidence du maire adjoint de la ville de Butembo, Me Patrick Tsiko.

Les autorités attribuent cet acte aux miliciens mai-mai. Ils ont tué un policier par arme blanche et blessé un autre. Paul Mbokani Kitenge, c’est le nom du policier mort, marié et père de 8 enfants.

Le défunt aurait succombé de ses blessures après avoir été poignardé au ventre. Le maire Tsiko Patrick renseigne que les assaillants se sont divisés en deux groupes pour s’en prendre aux deux policiers qui montaient la garde de sa résidence.

Par ailleurs, le maire titulaire, Me Sylvain Kanyamanda, indique que «les autorités politico-administratives de la ville font face aux menaces de mort à travers des tracts et des appels téléphoniques». Il précise que dans ces menaces, il leur est reproché la «mise en place des dispositifs musclés des équipes de nouveau riposte contre Ebola et les Centres de traitement d’Ebola».

Signalons-le, la semaine dernière, un tract annonçant une nouvelle attaque contre les Cliniques universitaires du Graben (UCG) a été ramassé dans les enceintes de cette structure sanitaire. Ces menaces interviennent un mois après l’assassinat du Docteur camerounais, Richard Mouzoko, Hygiéniste engagé par l’OMS dans la riposte contre Ebola à Butembo, mort survenue lors d’une attaque armée perpétrée par des présumés mai-mai contre les mêmes cliniques.

Quelques jours après, la cour militaire a annoncé l’interpellation de 18 suspects dont le procès pourra commencer dans un bref délai.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts

Published

on

Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.

Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading