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RDC-Burundi : les activités académiques des Congolais à Bujumbura suspendues ce lundi
Nonante cas d’arrestations d’ étudiants congolais au Burundi sont enregistrés la semaine du 16 au 23 septembre 2019 pour des problèmes de documents migratoires.
A cet effet, le collectif des étudiants congolais au Burundi (CECOB) a annoncé ce dimanche 22 septembre qu’à dater de ce lundi 23 septembre, aucune activité académique ne sera effectuée jusqu’à nouvel ordre.
Dans un communiqué officiel de cette association estudiantine parvenue à CONGOPROFOND.NET, ces étudiants congolais déplorent les arrestations en masses des étudiants inscrits dans les universités et instituts supérieurs sur l’étendue burundais lors des perquisitions organisées par la police nationale burundaise.
Le présidium de ce collectif annonce également que les mesures de suivi strict sera observé à cet effet afin de permettre aux autorités congolaises, en collaboration avec le gouvernement burundais, de trouver une solution rapide à ce propos.
Rappelons que le service de l’immigration Burundais avait « brusquement » demandé aux étudiants étrangers de se procurer un visa d’établissement pour études, en lieu et place des « Autorisations Spéciales de Circulation CEPGL » que de nombreux Congolais présentent au Burundi.
Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
