Actualité
RDC/Bukavu : le stade de la Concorde réhabilité, Prince Chokola satisfait
Le stade de la Concorde de Bukavu dans la province du Sud-Kivu est désormais dans sa nouvelle robe.
Des travaux débutés au mois de décembre ont consisté à la pose de la pelouse synthétique, l’évacuation des eaux, la réfection des tribunes et vestiaires et l’aménagement des toilettes et autres.
« Nous avons entendu toutes les revendications de la population. Voilà pourquoi nous avons amorcé des travaux au mois de décembre avec la pose de la pelouse synthétique. Le projet avait deux phases dont la première était la préparation de l’aire de jeu. Nous l’avons terminé. La pelouse synthétique terminée, nous avons procédé par l’évacuation des eaux de pluie. L’autre étape c’était les tribunes et d’autres réfections dont celles des toilettes qui étaient en mauvais état. Il fallait les refectionner et tous ces travaux ont étés achevés », a précisé Prince Chokola Katintima .

Ce dernier a lancé un message à toute la population de bien protéger cet édifice qui était dans un état de délabrement très avancé, mais aujourd’hui peut accueillir encore des rencontres sportives.
Il convient de rappeler que de décembre à juillet 2019, toutes les équipes évoluant dans les championnats nationaux étaient obligées de se déplacer à Goma pour jouer leurs rencontres face au mauvais état du stade de la Concorde.
Une honte pour la province. Pour éviter pareil désagrément, le stade est désormais mis sous une gestion privée pour sa sauvegarde.
» La gestion est privée. Le stade c’est un stade de l’État. Le jeune Katintima a fait ce qu’il a pu, le stade est homologué par l’État », a ainsi dit Barthélémy Okito en remettant les clés à Prince Chokola Katintima après la signature d’un contrat public-privé pour la gestion de cette infrastructure sportive.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
Politique
DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement
Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.
Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois
Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.
Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.
L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.
Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.
Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !
Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.
« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.
« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.
Émile Yimbu
