Politique
RDC – Braquage à la Rawbank : le député Simon Mulamba interpelle le VPM de l’Intérieur
Le député national Simon Mulamba Mputu, élu de Tshikapa et président du CODEP, a saisi le bureau de l’Assemblée nationale d’une question orale adressée au Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, au sujet du braquage de l’agence Rawbank/Victoire dans la commune de Kalamu, à Kinshasa.
Dans une correspondance datée du 18 octobre 2025, l’élu du peuple dénonce avec fermeté la montée des actes criminels dans la capitale et exige du gouvernement des explications claires sur les circonstances de ce braquage, ainsi que les mesures prises pour identifier et sanctionner les auteurs.
« Ce genre d’actes fragilise la confiance des citoyens et des investisseurs. Il est urgent que les autorités compétentes rassurent la population par des actions concrètes », a indiqué l’honorable Mulamba dans sa note adressée au bureau de l’Assemblée nationale.
Figure montante de la scène politique nationale, Simon Mulamba Mputu se distingue par son engagement constant pour la sécurité, la bonne gouvernance et la défense des droits des citoyens. En tant que président national du parti politique CODEP, il milite pour une gouvernance responsable et une justice sociale au service du développement du pays.
La question orale sera examinée en plénière conformément à la procédure parlementaire en vigueur. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du député de Tshikapa de jouer pleinement son rôle de contrôle parlementaire et de veiller à la protection des Congolais face à la recrudescence des violences urbaines.
Il convient de rappeler que le lundi 20 octobre 2025, un autre cas de braquage a été signalé au quartier 3, dans la commune de Ndjili, où les installations de la société Socimex ont été attaquées par des hommes armés. Bilan : un mort et plusieurs blessés.
Clementus Lusamba/Congoprond.net
Actualité
Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
