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RDC/Beni: un milicien Maï Maï tué par les Fardc dans un combat à Cantine

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Les affrontements ont eu lieu ce samedi 11 mai 2019 entre les miliciens Maï Maï et les militaires des Fardc à Cantine, dans le groupement Baswagha-Madiwe, en territoire de Beni. C’était à 4 heures du matin que ces miliciens ont signé leur incursion dans cette entité.

Nos sources sur place renseignent que ces assaillants sont venus de Ngazi avant d’incendier le campement des Fardc de la place. Lors des combats, un assaillant a été tué et d’autres blessés ainsi qu’un haut gradé de cette milice arrêté pendant la journée.

La veille, soit samedi 11 mai, deux miliciens venaient d’être arrêtés par la police pendant qu’ils se livraient à des actes de tracasserie et de perception des frais illicites dans quelques maisons de commerce, a indiqué Mutsunga Bin Sikwaya, chef d’antenne de l’ Association africaine de défense des droits de l’homme ( ASADHO) à Cantine. Ces miliciens seraient venus dans le but de libérer les leurs, mais qui étaient déjà transférés à Beni devant leurs juges naturels, ajoute cet activiste des droits humains.

Il y a quelques jours, d’autres affrontements étaient observés dans le même groupement, entre les Fardc et les miliciens Maï Maï.

Pendant ce temps, samedi 11 mai, un milicien Maï Maï se réclamant du groupe de l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC), a été accueilli par le comité urbain de sécurité de Beni. Kambale Breke venait de passer 5 ans en brousse et dit venir répondre à l’appel du chef de l’État, puis servir sous le drapeau national, en intégrant les Fardc.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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