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RDC/Beni: un milicien Maï Maï tué par les Fardc dans un combat à Cantine

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Les affrontements ont eu lieu ce samedi 11 mai 2019 entre les miliciens Maï Maï et les militaires des Fardc à Cantine, dans le groupement Baswagha-Madiwe, en territoire de Beni. C’était à 4 heures du matin que ces miliciens ont signé leur incursion dans cette entité.

Nos sources sur place renseignent que ces assaillants sont venus de Ngazi avant d’incendier le campement des Fardc de la place. Lors des combats, un assaillant a été tué et d’autres blessés ainsi qu’un haut gradé de cette milice arrêté pendant la journée.

La veille, soit samedi 11 mai, deux miliciens venaient d’être arrêtés par la police pendant qu’ils se livraient à des actes de tracasserie et de perception des frais illicites dans quelques maisons de commerce, a indiqué Mutsunga Bin Sikwaya, chef d’antenne de l’ Association africaine de défense des droits de l’homme ( ASADHO) à Cantine. Ces miliciens seraient venus dans le but de libérer les leurs, mais qui étaient déjà transférés à Beni devant leurs juges naturels, ajoute cet activiste des droits humains.

Il y a quelques jours, d’autres affrontements étaient observés dans le même groupement, entre les Fardc et les miliciens Maï Maï.

Pendant ce temps, samedi 11 mai, un milicien Maï Maï se réclamant du groupe de l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC), a été accueilli par le comité urbain de sécurité de Beni. Kambale Breke venait de passer 5 ans en brousse et dit venir répondre à l’appel du chef de l’État, puis servir sous le drapeau national, en intégrant les Fardc.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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