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RDC/Beni: un centre de transit saccagé, des cas suspects d’Ebola disparus dans la nature !
Les évenements se sont précipités à Beni-ville( Nord-Kivu) ce jeudi 27 décembre 2018 à la suite des manifestations contre le report des élections. Des personnes revoltées sont allées vandaliser les installations situées à l’intérieur de l’enclos du Centre de transit de Beni où étaient pris en charge des cas suspects en attente des résultats du test de laboratoire.
Des sources locales renseignent qu’il y avait 24 cas suspects en ce lieu, dont 3 présentant des indices sérieux de contamination. Ceux-ci ont été transférés au Centre de Traitement d’Ebola après le départ des manifestants.
Il convient de noter que sur 21 cas suspects ayant quitté le Centre de Transit, 17 avaient déjà été testés négatifs une première fois et attendaient leur deuxième test au laboratoire. Quant aux 4 patients restants, ils avaient déjà été prélevés et attendaient les résultats de leur premier test.
En alerte maximale, les équipes médicales ont pris contact avec des familles de certains patients ayant quitté le Centre de transit. » Une structure temporaire sera installée pour pouvoir les prendre en charge et isoler les nouveaux cas suspects identifiés aujourd’hui à Beni. Nous avons appellé les autorités à prendre des mesures de protection sur les équipes de riposte contre Ebola », a indiqué un agent de santé.
Par ailleurs, il demande la protection de la part des forces de l’ordre. « Les gens étaient déjà isolés pour ne pas contaminer les autres, mais ils sont déjà dans la société. Nous souhaitons que quand il y a manifestations, qu’on epargne les malades d’Ebola car ils sont des contacts à risque… », a plaidé cet agent de santé.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
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Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
