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RDC/Beni: plus de 10 rebelles présumés ADF tués par les FARDC à Mamove

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Une dizaine d’assaillants ont été tués par des militaires FARDC en territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu. Il s’agit des assaillants qui ont attaqué Mamove dans le territoire de Beni lundi 11 février dans la soirée. Selon Mak Hazukay, porte-parole militaire dans l’opération Sukola 1, outre la mort de ces assaillants, 6 armes à feu et des médicaments pillés par les assaillants ont été récupérés par les forces loyalistes, qui ont aussi libéré 7 otages des griffes de ces inciviques.
«L’ennemie a fait incursion à Mamove, nous les avons poursuivis. Nous leurs avons tendu une embuscade. Le bilan provisoire actuel est de 6 armes du type AK47 récupérées, un PKM, 7 roquettes, quelques produits pharmaceutiques pillés et nous avons libéré 7 otages des mains des assaillants. Côté bilan humain, nous avons neutralisé une dizaine d’assaillant. Nous disons une dizaine parce que les assaillants ont toujours emporté leurs corps, mais nous avons reussi à en recuperer 4. Les fouilles et le ratissage se poursuivent…», rapporte le porte-parole militaire dans l’opération SUKOLA 1.
Pendant ce temps, des détonations d’armes lourdes et légères étaient entendu dans les environs de cette partie du territoire de Beni. Conséquence: la population est plongée dans une psychose totale.
Même si le calme y est revenu, la peur persiste encore, indique la société civile locale.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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