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RDC/Beni: nouveau week-end noir, au moins 10 morts dans diverses attaques des ADF

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Les rebelles d’Allied Democratic forces (ADF) ont attaqué plusieurs entités en territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu, ce samedi 03 novembre 2018. Le bilan provisoire fait état de 10 civils tués et des dégâts matériels considérables enregistrés.

La première attaque est celle survenue sur la route nationale numéro 4 (RN4) au niveau de Sikwaila à Mbau près de Makumbo où s’est déroulée une autre attaque en début de la semaine écoulée.

Les assaillants ont tendu une embuscade sur un véhicule de marque FUSO. 4 personnes sont mortes dont 3 calcinées dans le véhicule. Dans un autre camion transportant des maïs, c’est 4 autres personnes qui ont trouvé la mort.

Sur leur chemin, ces assaillants ont tué un certain Mbale sur l’axe Masulukwede-Ntoyi. Son corps a été retrouvé près de sa moto, confirme Sheik Jamali Moussa vice-président de la société civile de Mbau.

Dans la même soirée, après l’embuscade de Sikwaila, un autre groupe d’assaillants a investi la localité de
Bakila-Tenambo se trouvant vers la commune rurale d’Oïcha, vers 20 heures locales précisément à
Mambanike. Le bilan provisoire fait état d’un homme tué, quelques boutiques pillées et des civils enlevés. “Nous apprenons que deux parmi les civils enlevés viennent d’être relâchés par les bourreaux. Ces deux civils sont arrivés avec une lettre des bourreaux qui se sont identifiés comme des éléments de la rébellion Ougandaise de l’ADF. Ils l’ont adressée à la population d’Oicha…”, rapporte l’ong convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH).

La coordination nationale de la CRDH affirme avoir photographié cette lettre qui n’a pas de signature. Ladite lettre est écrite dans un swahili «compliqué», indiqué l’Ong.

“Ces deux incursions est une preuve que l’armée nationale congolaise FARDC et les casques bleues de la Monusco n’ont jusque-là pris aucune mesure nécessaire pour sécuriser la population et traquer d’une manière sérieuse ces inciviques. En lieu et place des actions militaires sur terrain, nous assistons à des déclarations, des colloques du genre politique qui d’ailleurs ne règle en rien la situation sécuritaire”, s’inquiète cette ONG de défense des droits de l’homme, dans une note publiée après cette série d’attaque.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET