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RDC/Beni: nouveau massacre des ADF à Maswata et Kimbya, 14 tués

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Un nouveau massacre de la population a été déploré en ville de Beni dans la province du Nord-Kivu. Le lundi 03 juin 2019 dans la soirée, des rebelles présumés de forces démocratiques alliés(ADF) ont signé des incursions à Maswata et Kimbya, dans le quartier Butanuka, en commune de Beu.

ADF

Des personnes rencontrées aux lieux des massacres affirment que les assaillants étaient venus de la route Kalau autour de 19 heures et ont commencé à exécuter des civils dans des maisons.
C’est à partir de 21 heures qu’ils ont tiré le premier coup de balle à Maswata lequel a alerté la population.
Ils ont résisté jusqu’au matin de ce mardi 04 juin. Les assaillants ont tué un motard à Kimbya ce mardi matin autour de 7 heures en pleine route, alors que les militaires FARDC étaient déjà sur le terrain pour suivre la situation qui a commencé depuis la nuit.
Le bilan provisoire est de 14 personnes tuées dont 11 civils, 2 militaires et un rebelle tombés au front, précisent les sources militaires. Ce rebelle, précise-t-on, meurtrier du motard, été tué par les militaires ce mardi matin. Il était avec deux autres femmes rebelles qui se sont échappées pendant l’échange de tir avec les forces loyalistes, laissant leur collègue succomber.
Les corps sans vie des victimes ont été levés des lieux du drame ce mardi matin par la police nationale congolaise pour la morgue de l’hôpital général de référence de Beni.
Une marche de colère paralyse les activités
La population en colère a marché, ce mardi, sur le boulevard Nyamwisi transportant sur un brancard deux corps des victimes jusqu’à la mairie de Beni. Ils ont échangé avec le maire adjoint de la ville, Muhindo Bakwanamaha Modeste, qui les a appelés au calme en attendant l’enterrement de ces victimes du massacre.
En présence du maire adjoint, ces manifestants ont demandé à la population d’observer deux journées « ville morte » à partir de ce mardi 04 juin.
Entre-temps, les activités ont été paralysées dans plusieurs secteurs en ville de Beni. Le transport en commun, des motos pour la plupart, a tourné au ralenti et des nombreuses écoles ont renvoyé les élèves chez eux pour des raisons sécuritaires. Quant aux banques, boutiques et autres maisons de commerce, elles sont restées fermées.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC

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Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.

 

L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires

L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )

Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.

La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension

Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.

Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt

Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.

Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.

Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?

Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.

Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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