Connect with us

À la Une

RDC/Beni : la synergie « Bilenge » consternée par différents carnages

Published

on

Dans un communiqué de presse publié ce mardi 26 novembre 2019, la synergie « Bilenge » s’est dite consternée par des tueries qui persistent à Beni, et la mort d’un militant de la Lusha qui manifestait pour la restauration de la paix dans cette partie Est du pays.

Témoin des opérations militaires lancées par l’armée congolaise contre l’insécurité, la Synergie regrette que l’espoir des Congolais s’envole du jour au lendemain à cause des massacres qui se multiplient.

La synergie note que près de 70 civils ont été massacrés à Beni et ses environs par les ADF, toujours en représailles d’une offensive de l’armée congolaise contre leurs bases annoncées le 30 octobre 2019, selon un porte-parole de l’armée.

Et la dernière tuerie date dans la nuit du dimanche à lundi 25 novembre 2019 où 8 civils ont été tués.

À cela s’ajoute aussi la mort d’un militant de la Lucha à Beni, MUHINDO OBEDI, qui a été tué par balle par des policiers le samedi 23 novembre 2019, alors qu’il participait à une manifestation organisée pour protester contre les tueries sous l’œil et le silence de la MONUSCO dont la mission est de protéger les civils.

Pour toutes ces raisons, la population de cette contrée s’en est prise au bâtiment public (la Mairie), à la base de la Monusco et plusieurs autres dégâts matériels au passage, ce lundi 25 novembre 2019.

Soucieux de ce comportement inhumain et dégradant, les jeunes réunis au sein de la plate forme « Synergie Bilenge » présentent ainsi leurs condoléances à la famille biologique de et patriotique de Mohindo Obedi, et demandent au président de la République :
-de restaurer effectivement l’autorité de l’Etat dans cette partie de la RD Congo,
-de continuer à soutenir les militaires FARDC à multiplier des stratégies pour mettre définitivement fin à cette guerre involontaire et asymétrie
-demander le départ effectif de la MONUSCO ;

Enfin, ces jeunes encouragent tous ceux qui luttent pour la paix à Beni, de manière particulière, et sur toute l’étendue de la RD Congo en général, et exigent des enquêtes sérieuses pour élucider la mort du militant de la LUCHA, MUHINDO OBEDI, afin d’établir les responsabilités pénales de chacun, et que cette mort soit plus considérée comme un élément motivateur d’une cause commune.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading