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RDC/Beni: la machine à voter toujours un mystère pour la population
À 6 jours de la tenue des élections en République démocratique du Congo, l’utilisation de la machine à voter n’est pas toujours vulgarisée en ville et territoire de Beni. En ville de Beni, par exemple, plusieurs habitants ont fait savoir à CONGOPROFOND.NET ne pas bien comprendre son usage.
«Moi, j’ai déjà expérimenté cette machine à voter, mais je crains pour ceux-là qui habitent les périphéries de la ville et qui ne savent rien sur cet outil. Je pense que le secret de vote ne sera pas respecté, surtout quand on nous dit que ceux qui ne savent pas manier cette machine se ferront guider par certaines personnes au bureau de vote et pourtant on dit que le vote est secret. De quel secret sera-t-il question ?», a indiqué un étudiant contacté par nous.
«Il y a une certaine méfiance dans le chef de la population suite à l’appel des leaders qui contestaient la machine à voter. Leurs bases ne se sont pas trop intéressés à cet outil. Nous pensons que ce report serait l’occasion pour renforcer sa vulgarisation…», a indiqué un adulte habitant de Beni.
Élections: la société civile toujours sceptique
Même si la Commission chargée des élections en RDC confirme la tenue des élections pour le 30 décembre prochain, en ville de Beni dans la province du Nord-Kivu, des doutes persistent sur sa bonne tenue suite à l’insécurité persistante.
Vue la situation qui s’accentue, la société civile de la coordination urbaine de Beni redoute des perturbations du scrutin si les autorités ne prennent pas les choses au sérieux.
Kizito Bin- Hangi, son président, s’inquiète de la virulence des groupes armés pendant le processus électoral.
« Nous sommes entrain de nous poser la question si réellement les élections se passeront en toute quiétude par rapport aussi à la presence massive des militaires dans la ville, au lieu qu’ils aillent poursuivre l’ennemi dans la brousse. C’est d’ailleurs depuis longtemps que la société civile dénonce la présence des groupes armés locaux. Ils ont installé une base près du bureau de quartier Lubahemba et sont visibles au quartier Lyakobo. Les autorités savent, on ne sais pas si elles sont en connivence avec eux. Nous avons toujours dénoncé, ils boivent de la boisson avec la population qui les observe…», s’inquiète t-il.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC
Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.
Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.
Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.
Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.
« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.
Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.
« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.
Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.
Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.
Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.
Glodi Bukasa
