Connect with us

À la Une

RDC/Beni: depuis son exil, Mbusa Nyamwisi invite la population à se faire vacciner contre Ebola

Published

on

Notable de Beni dans la province du Nord-Kivu, Antipas Mbusa Nyamwisi appelle toute sa base dans la zone décimée par la maladie à virus Ebola, à se faire vacciner contre cette épidémie. Il les invite, par ailleurs, à reconnaître l’existence de ladite épidémie, quelque soit son origine.

« Je sais que certains dans la population croient même que la maladie n’existe pas. C’est une erreur. C’est une faute grave, la maladie est belle est bien là, quelle que soit son origine, quelle que soit la manière dont elle est arrivée. Il y en a ceux qui croient qu’il s’agit d’une guerre bactériologique, que le gouvernement a organisé tout cela, ils sont nombreux qui le disent. Non, attention, il y a des personnalités qui se sont fait vacciner et qui sont bel et bien vivantes en dépit de quelques malaises. C’est normal comme tout autre vaccin. C’est une épidémie qui ne pardonne pas, nous devons tous nous faire vacciner. Je regrette que les foyers de l’épidémie continuent à se développer. Et dans un contexte d’insécurité, c’est un grave problème. Profitez en pour ceux qui le peuvent. Moi même, je serai là pour me faire vacciner. Heureusement, il y a un vaccin pour cette épidémie et des agents de l’Organisation mondiale de la santé(OMS) qui cherchent comment en finir avec la maladie. On va la vaincre en acceptant de se faire vacciner. Il ne faut pas se disloquer sur l’origine. Quelque soit l’origine, faisons-nous d’abord vacciner, Ebola est là. Il faut être tolérant vis-à-vis des équipes qui fournissent la prise en charge… », a dit l’opposant Mbusa Nyamwisi depuis son exil.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira

Published

on

Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.

Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.

Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.

Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.

Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading