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RDC/Beni: 4ème attaque contre l’Etat-major de Sukola 1, 1 milicien Maï Maï tué
Les forces armées de la RDC affirment avoir repoussé une attaque des miliciens Maï Maï et tué l’un d’entre eux dans une nouvelle attaque contre son États-majors à Païda 5 kilomètres, en ville de Beni dans la province du Nord-Kivu.
C’était tôt vers 4 heures du matin que les armes crépitaient dans la cellule Yalyata. Il s’agit d’un commando de 50 miliciens qui a lancé un assaut sur la base militaire, mais sans succès, indique le porte-parole de l’armée, capitaine Mack Hazukay. Ce dernier rapporte que les forces loyalistes ont tué un combattant et capturé un autre. Il s’agit de Jean Kathiri, photographe de profession reconnu en ville de Beni. Le capitaine estime qu’il y a lieu de penser qu’il y a coalition des miliciens Maï Maï et rebelles ADF.
«Nous voulons juste dire à l’opinion qu’à moins d’un mois, nous avons enregistré plus de 4 attaques de nos positions. Il y a lieu de penser qu’il y a coalition entre les Maï Maï et ADF. Ils nous attaquent dans des zones où nous faisons face aux ADF. La fois passée, ils nous avaient attaqué ici. Voilà ce matin les Maï Maï viennent du même lieu. Ils sont alors dans la partie sensée habiter les ADF », a déclaré le porte-parole de l’opération Sukola 1.
Notons que cette attaque intervient 48 heures après celle des présumés ADF à Ngadi et Boikene, ayant causé la mort de 12 personnes dont un militaire.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
