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RDC/Beni : 28 civils tués en 24 heures par des rebelles présumés ADF

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Deux attaques sanglantes successives des rebelles présumés de forces démocratiques alliées(ADF) ont été enregistrées à Beni dans la province du Nord-Kivu. Il s’agit d’une déplorée en pleine ville et une autre dans le territoire du même nom.

La première a eu lieu à Menga dans le quartier Rwangoma en ville de Beni la nuit de vendredi 13 à samedi 14 décembre 2019. Ici, 5 civils ont été exécutés, dont une femme enceinte. Ce qui fait 6 morts au total. Le mode opératoire est toujours des rebelles de forces démocratiques alliées(ADF), accusés d’être auteurs des tueries dans cette zone depuis 5 ans. Les éléments de sécurité y ont effectué une descente puis récupéré les cadavres conduits jusqu’à la morgue de l’hôpital général de référence de Beni.

Alors que toutes les victimes n’étaient pas encore inhumées, une autre attaque au même mode opératoire a été signalée à Ntombi, village situé à environs 7 kilomètres de Mayimoya, cette fois-ci en territoire de Beni. C’est une incursion qui s’est déroulée la nuit de samedi 14 à ce dimanche 15 décembre 2019.

La société civile du groupement Bambuba-Kisiki a livré ce dimanche un bilan lourd de 22 personnes exécutées, soit par armes blanches soit par armes à feu.

Les forces vives fustigent l’absence des militaires Fardc dans ce village. Ce qui aurait permis aux assaillants de profiter à commettre le crime.

Selon Bravo Vukulu, les positions militaires ne sont qu’à Mayimoya et Chanichani. Il regrette que les massacres s’enchaînent dans le territoire de Beni alors que les opérations militaires contre ces rebelles sont en cours. Il propose l’organisation d’un régiment spécial pour nettoyer le groupement Bambuba-Kisiki où auraient fui les rebelles après avoir subi des frappes dans les autres agglomérations qui étaient sous leurs contrôle.

Ça fait déjà un mois ou plus, les forces armées de la RDC ont lancé des offensives de grande envergure contre les rebelles ADF à Beni.

L’armée affirme avoir reconquis plusieurs grands bastions ennemis dans la partie Est, et sud du territoire de Beni. Néanmoins, les rebelles semblent multiplier des attaques au Nord, voire dans la ville de Beni.

Malgré tout cela, l’armée congolaise à travers différentes rencontres avec les couches de la population, ne cesse de réaffirmer sa détermination d’en finir complètement avec cette guerre qui n’a que trop duré.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Droits humains en Afrique : La 87ᵉ session de la CADHP s’ouvre en Gambie sous le signe de la vigilance et de la coopération

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La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples tiendra sa 87ᵉ session ordinaire du 11 au 20 mai 2026 à Centre international de conférences Sir Dawda Kairaba Jawara, après un segment privé virtuel organisé du 24 avril au 4 mai. Cette rencontre majeure du système africain des droits humains réunira États, institutions nationales, ONG, partenaires internationaux et professionnels des médias autour des enjeux critiques liés à la protection des libertés fondamentales sur le continent. La cérémonie d’ouverture est prévue le 11 mai, suivie de dix jours de travaux publics retransmis en direct.

Une session ancrée dans les textes fondateurs africains

Convoquée conformément à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et au règlement intérieur de la Commission, cette session s’inscrit dans le cadre du mandat de promotion et de protection des droits humains confié à la CADHP. Organe de l’Union africaine, la Commission regroupe onze Commissaires indépendants élus à titre individuel. Elle constitue un espace central d’évaluation des engagements des États et de dialogue entre les différentes parties prenantes du continent.

Des priorités centrées sur les défis actuels

Au cœur des travaux figurent l’examen de la situation des droits de l’homme en Afrique, l’étude des rapports soumis par les États parties ainsi que l’analyse des communications relatives à des violations présumées. La session abordera également la coopération entre la CADHP, les institutions nationales des droits de l’homme et les organisations de la société civile. Des tables rondes thématiques, la présentation des rapports d’activité des Commissaires et l’examen des demandes de statut d’observateur pour les ONG viendront enrichir les débats.

Participation ouverte et mobilisation des acteurs

Seul le segment public se tiendra en présentiel à Kololi, avec une inscription préalable obligatoire pour les participants. Les médias, invités à couvrir largement l’événement, joueront un rôle essentiel dans la diffusion des conclusions et recommandations issues des travaux. La retransmission en ligne permettra par ailleurs d’élargir l’audience à un public continental et international, renforçant la transparence du processus.

Vers des recommandations attendues pour les États

La session s’achèvera par l’adoption des observations finales et de diverses résolutions susceptibles d’influencer les politiques publiques des États membres. Dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires, des restrictions des libertés et des défis socio-économiques persistants, cette 87ᵉ session de la CADHP apparaît comme un moment stratégique pour réaffirmer les engagements africains en matière de droits humains et renforcer les mécanismes de suivi et de responsabilité.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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