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RDC/BENI : 19 personnes kidnappées à Mabantutu, l’armée appelle au calme
Ils sont estimés à 19 civils pris en otage dans la nuit du mardi à ce mercredi 25 mars 2020. C’était dans le village Mabatuntu situé à plus ou moins 18 km de la commune rurale d’Oicha en territoire de Beni (Nord-Kivu).
D’après les informations avancées par Philippe Bonane, président de la Société civile locale, ces personnes ont été conduites dans la brousse par les ADF lors de leur passage dans cette partie du territoire.
« Nous confirmons que 19 de nos compatriotes sont portés disparus depuis hier. Les informations à notre possession indiquent que ceux-ci ont été pris en otage par les ADF de passage dans cette partie », fait savoir t-il dans un entretien accordé aux médias locaux.
Poursuivant, ce jeune citoyen congolais, ensemble avec sa structure condamnent fermement ce nouveau kidnapping des civils et demandent aux services compétents d’assumer bien leurs responsabilités dans la protection.
Par ailleurs, le porte-parole de l’armée oeuvrant dans cette zone des opérations, le le lieutenant Antonius Mwalushayi, appelle la population au calme. Et assure que des élements ont été déployés dans la zone pour rechercher l’ennemi auteur du rapt et libérer impérativement les victimes.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
