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RDC/Beni: 17 personnes exécutées au cours de deux attaques ADF en pleine campagne !
Alors que la campagne électorale bat son plein, une dizaine de civils ont tués et d’autres sont portés disparus. C’est le bilan provisoire de l’incursion des présumés rebelles de force démocratique alliées (ADF ) à Beni-Nyaleke rive droite, précisément à Mamoma, et Mangolikene situé à plus ou moins 8 km du centre ville.
Jusqu’au soir de ce jeudi, seuls deux corps ont été enlevés du lieu du drame et d’autres y étaient encore, selon les sources locales à Beni.
Les rebelles rodent encore aux alentours, affirment les mêmes sources.
Dans la soiree de ce jeudi 6 décembre 2018, plus de 5 autres personnes ont été tuées à Rwangoma dans la cellule Menga. C’était aux environs de 21 heures que les balles ont été entendues dans cette partie de la ville de Beni. Ce matin, 5 corps ont été découverts, les victimes étaient tuées essentiellement par armes blanches, des têtes broyées. Ce qui fait provisoirement un total de 17 civils tués en une journée.
Le processus électoral en danger
Alors que l’élection approche, il ya encore des doutes sur le déroulement de cette opération démocratique.
« Nous sommes proche du vote, je ne sais pas si le gouvernement est entrain de voir cette situation que nous traversons à Beni. Nous ne savons pas qui ira voter ici à Beni pendant la situation horrible que nous traversons. Imaginez si aujourd’hui c’était le 23 décembre, qui pourrait se rendre au centre de vote en plein deuil ? Nous appelons la CENI de réfléchir deux fois… », a expliqué un habitant interrogé par CONFOPROFOND.NET.
Pendant ce temps, la situation s’annonce mal dans la journée, la tension semble être vive dans les quartiers Païda et une partie de Rwangoma suite à cette nouvelle tuerie. Des ecoliers et élèves ont été retournés à la maison, des boutiques ont du coup fermé au centre ville dans l’avant-midi.
Notons que les jours passés, la population avait plaidé pour la délocalisation de certains centres de vote des territoires où on observent des déplacements massifs des populations.
Cette situation intervient après une semaine seulement depuis que les cours ont repris dans des écoles après deux mois environs de paralysie suite à l’insécurité.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET