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RDC/Basket-ball : F. Tshisekedi appelé à réaliser ses engagements
Après avoir réalisé des prouesses aux éliminatoires de l’Afrobasket Rwanda 2021, le mois dernier, les Léopards Basket de la RDC n’ont toujours pas été gratifiés de leurs primes promises par l’Etat congolais. Deux dossiers introduits par le ministère des Sports sont bloqués au ministère du Budget que dirige Jean Baudoin Mayo Mambeke.
Le 4ème vice-président de la Fédération de Basketball du Congo, Joe Lolonga Nkoi, hausse le ton et en appelle au président de la République à la réalisation de ses promesses.
L’histoire retiendra que le basket est la première discipline sportive en RDC à avoir offert à l’actuel président de la République, son premier trophée, après avoir gagné la coupe de la première édition de l’afroCan 2019. Fort malheureusement, cette discipline est déjà reléguée aux oubliettes malgré les promesses colossales du président de la République lors de la réception de ces vaillants Léopards à la cité de l’UA.

Le Rwanda a aidé la RDC
« C’est qui est alarmant et triste, souvent, nous critiquons le Rwanda, mais le gouvernement a Rwandais a pris en charge les tests de Covid-19 dès notre arrivée et départ. Contrairement à notre pays, nous n’avons pas eu la moindre subvention. Nous avons eu une partie des titres de voyage chez l’honorable Patrick Muyaya et nous nous sommes endettés. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons entendu beaucoup de promesses en 2019 par le président de la République, qu’il allait soutenir le basketball. Depuis que nous avons apporté la coupe, nous n’avons pas vu de soutien, mais on nous a abandonné de nouveau », alerte Joe Lolonga Nkoi.
Baudoin Mayo bloque le basket
Le 4e vice-président de la FEBACO se pose beaucoup de questions sur les promesses non tenues par le chef de l’État concernant le basket, mais également le pourquoi de blocage de leur dossier par le ministère du Budgets que dirige Baudoin Mayo.
« Nous avons aujourd’hui deux bons d’engagements qui sont aux ministère de Budget qui ne sont toujours pas payés, des joueurs qui n’ont pas eu des primes, des dettes que nous n’avons pas encore payées, on nous parle d’un Congo nouveau ! Est-ce que le Congo nouveau du président de la République, c’est de continuer dans des choses du passé, c’est-à-dire faire les promesses et ne pas les tenir ? Nous avons remis des couriers à la présidence, sans suite ! Au budget, sans suite! On se pose des questions qu’est-ce qui se passe ? Est-ce que c’est une erreur de ramener la coupe en 2019? Ou encore une erreur d’encadrer la jeunesse ? », s’interroge-il.

Tshisekedi appelé à éviter la discrimination
Joe Lolonga a appelé le président de la République a soutenir toutes les disciplines sportives. « La coupe que nous avons obtenue en 2019, est au bureau du président de la République. Aussi bien comme il soutient le football ou la boxe par exemple, je pense qu’il devrait soutenir tous les Léopards. Et demander à son ministre des Sports et des Finances de respecter au moins les subventions qui sont demandées. Si ce n’est pas possible, qu’ils le nous disent! L’équipe nationale doit commencer à demander à des tiers, or nous avons un parent qui est l’Etat. Est-ce l’équipe nationale qui s’appelle Léopards Basketball doit se convertir au nom d’un donateur qui peut nous aider? Le président de la République est notre père, le premier sportif, je lui demande juste qu’il n’y ait pas de discriminations envers ses enfants. Que personne ne sente différent des autres, quelle que soit la discipline (Basket, football, karaté…) », a-t-il souhaité.
Les promesses non tenues
On retiendra qu’après avoir gagné la coupe d’Afrique de l’Afrocan en 2019, les Léopards Basket de la RDC ont été reçus par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce dernier leur a promis de soutenir le basket, mais également des jeeps pour leur sacre continental. Malheureusement une année et demi déjà passée, aucun léopard n’a reçu la moindre jeep. Outre cette promesse, la RDC dans la catégorie junior n’a pas pu engager l’équipe nationale à l’Afrobasket à cause du manque des moyens. Le pays est donc sommé de payer des indemnités à la FIBA avant de jouer le moindre match, quel que soit la catégorie.
Il faut signaler qu’après leur belles prestations au Rwanda au mois de novembre dernier, les Léopards Basketball Seniors qui ont gagné deux sur leurs trois rencontres de la première fenêtre des éliminatoires de l’Afrobasket vont revenir en février pour jouer le dernier carré. Une victoire seulement sur les trois rencontres prévues va renvoyer les fauves à la phase finale de l’Afrobasket Rwanda 2021.
Wait and see !
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
