non classé
RDC : Bahati et l’AFDC proposent une CENI 100% Société civile
À l’occasion de la rentrée politique de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés( AFDC), le week-end dernier à l’esplanade de la Fikin (Foire Internationale de Kinshasa), dans la commune de Lemba, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a proposé l’exclusion des délégués des partis politiques de la Commission Electorale Nationale Indépendante ( CENI) et son contrôle total par des délégués de la Société civile, en tenant compte de la représentation des 26 provinces de la République, de la femme et de la personne avec handicap.
Devant les cadres et militants de son parti, il précise que cette désignation des animateurs de la CENI devrait être précédée du toilettage des textes portant organisation et fonctionnement de cette centrale électorale.
En ce qui concerne l’organisation de prochaines élections, afin d’éviter la » compilation » des données à Kinshasa, il a proposé l’affichage des résultats, dans tous les bureaux de vote, dès la clôture des opérations de dépouillement. Cela, conclut-il, épargnerait le pays des suspicions des fraudes et partant des contestations des résultats.
Dans le même registre électoral, Bahati a affirmé sa foi à l’élection au suffrage universel direct du Président de la République, des sénateurs et gouverneurs de provinces, de manière à faire du souverain primaire le mandant exclusif des élus, à tous les niveaux. » C’est le remède efficace contre la corruption, financière ou morale, de fameux «grands électeurs», à savoir sénateurs et députés nationaux pour le Président de la République, et députés provinciaux pour les sénateurs et gouverneurs », a-t-il appuyé.
S’agissant particulièrement de l’élection présidentielle, il s’est prononcé pour le retour au scrutin à deux tours.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
